PAROLE DE PSY: LA JALOUSIE

LA JALOUSIE

DÉFINITION :

La jalousie est une émotion secondaire et représente des pensées et sentiments négatifs d’insécurité, de peur et d’anxiété concernant une perte anticipée de valeurs personnelles qu’un individu perçoit. La jalousie est un mélange d’émotions comme la colère, la tristesse, la frustration et le dégoût. La jalousie ne doit pas être confondue avec l’envie. cerveau
La jalousie est familièrement liée aux relations humaines. Elle est observée chez les enfants âgés de cinq mois ou plus. Certains témoignages exposent qu’elle est perçue dans toutes les cultures, cependant, d’autres exposent, qu’elle appartient à une culture spécifique !

La jalousie n’est ni subtile ni positive, mais elle est très certainement complexe. Elle naît d’un conflit psychologique, nous renvoyant à nos propres peurs, notre insécurité.

CONSTAT :

bouderLa jalousie chez les enfants et adolescents est plus répandue chez ceux souffrant d’une faible estime de soi et peut évoquer des réactions agressives.
Une telle étude suggère que se créer des amis proches peut être suivi par une insécurité émotionnelle ou solitude chez certains enfants lorsque ces amis interagissent avec d’autres. La jalousie est liée à la violence et à la faible estime de soi. Une recherche effectuée par Sybil Hart, Ph.D., de la Texas Tech University indique que les enfants sont capables de sentir ou d’exprimer de la jalousie à un âge précoce de six mois. Des nourrissons expriment de la détresse lorsque leurs mères s’attentionnent sur des poupées d’apparence humaine. Cette recherche pourrait expliquer la raison pour laquelle les enfants ou nourrissons expriment de la détresse après la naissance d’un nouveau-né, créant ainsi une rivalité fraternelle. colere

La nature même de l’enfant l’oblige à recevoir beaucoup et à donner peu. La formation de son être physique et de sa personnalité morale fait naître en lui des désirs passionnés et, parallèlement, la crainte intense de ne pas recevoir ce dont il a besoin. Aussi est-il très facilement jaloux de toute personne qui le frustre ou risque de le frustrer de ce qu’il considère comme son dû.

Jusqu’à un heureuxcertain point, cette jalousie est normale, mais il faudrait alors lui donner un autre nom.
Elle permet souvent à l’enfant d’obtenir des soins, des attentions, un traitement équitable de la part des grandes personnes.

Pourtant lorsque les circonstances amènent l’enfant à craindre d’être privé de ce qui lui est simplement agréable, lorsque cette crainte provoque chez lui des réactions hostiles, on peut tenir pour probable qu’une erreur d’éducation a été commise.

ANALYSE :

La cause de la jalousie doit être recherchée le plus souvent dans le comportement même des parents ou des éducateurs.

Chez les parents:

Envers les frères et sœurs elle peut naître à propos de remarques maladroites telles que celles-ci : « Ton frère est bien plus sage que toi ! — Ta sœur a obtenu de meilleures notes que toi à l’école ! — Tu devrais avoir honte de ne pas être plus poli que ton petit frère ! — Regarde, je t’ai mis un tablier propre en même temps qu’à Jeanne, et le tien est déjà tout sale ! » Ou encore : « Moi qui avait tant souhaité un garçon, il a fallu que j’aie une fille. — Je t’assure, François, que trois filles me donneraient moins de peine que toi ! »  comparaison

Chez l’assistant maternel: exemple de situations:

– Arthur veut être sur les genoux de son assmat, pendant qu’elle donne le biberon à Julie.

– Zoé veut être portée par son assmat, parce qu’elle vient de prendre Mathis.

– Quentin attire l’attention de son assmat, en agressant Maxime.

-Chez son assmat, Morgane prend systématiquement les jouets,des mains des petits copains.

– Théo, 3 ans , propre, ne demande plus à aller aux toilettes, depuis que Marie, 3 mois, à rejoint l’accueil familial de son assmat.

exemples de remarques maladroites:  » Fait attention!  Élodie, mange plus proprement que toi! — Tu n’arrives pas à mettre ta veste, alors que Charlie y arrive! — Tu prends encore la sucette, comme les bébés! ? — tu pourrais manger toute seule, quand même, Coralie y arrive bien et elle est plus petite que toi! »

Parfois aussi la jalousie naît à propos de différences non justifiées faites entre enfants qui peuvent s’attendre à être traités de la même manière. Il va sans dire qu’on ne peut pas agir envers une fille tout à fait comme envers un garçon, envers l’aîné de la famille comme envers le plus jeune, avec les copains et copines chez son assistante maternelle ou en collectivité. Ces différences doivent être reconnues comme normales et acceptées avec compréhension et bonne humeur d’une part, avec modestie et discrétion d’autre part. Il n’en est pas moins vrai qu’il est parfois difficile de les faire comprendre ; il faut pourtant s’y efforcer sans brusquerie, sans souligner l’infériorité toute naturelle d’ailleurs de l’un par rapport à l’autre, mais en montrant que chaque âge a ses responsabilités et ses privilèges. propos

Que dire aussi de ces circonstances douloureuses dans lesquelles un enfant croit, à tort ou à raison, que ses parents lui préfèrent un petit frère ou une petite sœur ? qu’il faille partager l’environnement, les jouets, et les adultes qui s’occupent de lui ?
La pratique des consultations médico-pédagogiques permet d’affirmer que ce cas se présente fréquemment, même si l’enfant paraît s’entendre très bien avec celui dont il est jaloux.

On remarque aussi, assez souvent, une certaine jalousie du garçon envers son père, de la fillette envers sa mère. Ce sont des enfants qui tolèrent mal les attentions affectueuses que le parent préféré prodigue à l’autre. Sans rien sacrifier de la bonne entente et de l’intimité conjugale, le père et la mère devraient user de tact et de discrétion, faisant comprendre que la famille forme un tout indissoluble et que les enfants en font partie au même titre que les parents.

jalousie-300x221 A l’école, on observe certaines jalousies provenant le plus souvent soit d’un mode de classement défectueux, soit de remarques maladroites du maître. En général, les comparaisons entre enfants sont néfastes. Il vaut mieux user d’un système qui permette à l’enfant de se comparer à lui-même à divers moments de son existence.

 

REMÈDES :

Signaler les causes de la jalousie de l’enfant, c’est mettre en évidence les remèdes. C’est donc sur la suppression des causes qu’il faut porter toute l’attention désirable, et particulièrement sur la manière de remplacer par des circonstances saines celles que l’on est amené à bannir de l’école et du foyer.
Le grand remède de la jalousie, c’est l’amour des parents. coeur
Certes, ils aiment leurs enfants, mais il arrive que ce soit une peut trop pour eux-mêmes. C’est pourquoi cet amour est quelquefois nuancé et ces nuances n’échappent pas aux enfants. Les mieux aimés prennent une attitude satisfaite et triomphante, alors que les autres, moins aimés, nourrissent jusque dans leur subconscient des dispositions tristes, désagréables ou hostiles. La qualité de l’amour des parents doit être telle qu’il soit impossible de discerner dans ses expressions d’autres différences que celles qu’imposent l’âge, le sexe ou l’état de santé des enfants qui peuplent et réjouissent le foyer.
Pour l’aider, respecter ses émotions, le responsabiliser et jouer avec lui.

Chez l’assistant maternel : L’assmat devra être professionnel, ne devra pas parler au dessus de la tête de l’enfant, évitera les comparaisons inutiles et lui réservera des moments privilégiés dans le jeux, dans la communication. Pour que cet enfant, réintègre progressivement le groupe, avec plus de confiance en lui.

jouer

Nos sources (Aimer et Agir, wikipedia, naitre et grandir.com)
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