L’AMBITION DU CAMAM

En 2016 Le CAMAM évolue, sa démarche aussi

Après le travail effectué depuis 2013, et la décision ministérielle d’une refonte du CAP PE, Le CAMAM, prend la décision, (que faute de ne pas avoir eu la création d’un diplôme spécifique Assmat), de vouloir l’obligation de réussite, pour le candidat, de la formation initiale.

 

En 2013 Création d’un Diplôme Spécifique Assmat,
aux apprentissages fondamentaux obligatoires avant exercice pour la nouvelle génération
sans effet rétroactif pour les assmats en place

Pourquoi?

Parce qu’il faut mettre sur un même pied d’égalité tous les métiers de la petite enfance.       Parce que les compétences doivent être avalisées                                                                           Parce qu’il valoriserait à sa juste valeur ce métier
Parce que depuis plusieurs années, trop d’assistants maternels arrivent sur le marché, sans réelle vocation, simplement encouragés, dans cette période de crise, par notre société.
Parce qu’en découle une trop grande offre, par rapport à la demande
Parce qu’une recrudescence d’inscription au pole emploi est constatée
parce que cela entraîne des baisses du tarif horaire
Parce que s’en suit un dénigrement, une banalisation, une « non reconnaissance » du métier
Parce qu’en découle également, la « non prise en compte » de la mesure réelle et sérieuse des responsabilités qu’entraine cette profession :
Parce qu’il y a une lassitude dans le travail
Parce que des dommages collatéraux, apparaissent
Parce que il existe du non-professionnalisme

1531699_213244412192761_1954525451_n C’est une grande souffrance psychologique de devoir constamment se justifier d’être une bonne professionnelle …

C’est une grande souffrance de se sentir coupable dès que la presse relate un nouvel incident dramatique chez l’une de nos collègues : on redouble alors de vigilance, on s’interroge sur ses propres pratiques, on aménage même peut-être notre intérieur différemment pour éviter tout soucis et on se sent obliger de dire qu’en structure aussi, il peut arriver ce genre de choses …

C’est une grande souffrance de devoir justifier de l’importance de son travail devant des parents pas toujours très conscients de ce que « qualité de l’accueil » veut dire, qui oublient souvent que leur enfant n’est pas le seul chez nous, qui ne respectent pas toujours notre vie privée et qui, parfois, nous font douter de nos propres compétences …

C’est une grande souffrance de ce sentir seule face aux multiples problèmes que peuvent nous poser les petits et qui font parfois écho à notre propre enfance. Les cris, les pleurs, l’agitation, l’agressivité peuvent ébranler les plus sereines ! La crainte de l’accident, la responsabilité écrasante de s’occuper des enfants des autres … Les journées sont longues, les corps souffrent parfois, le psychisme aussi !

Mais la plus grande des souffrances, à mes yeux, c’est celle imposée par l’administration : la recherche du risque 0, la dérive sécuritaire qui entraînent mille et une aberrations ! L’accueil familial est en danger : à force de vouloir nous imposer de travailler chez nous comme en structure, on tue chaque jour un peu plus tout ce qui faisait l’attrait de ce mode d’accueil.

C’est une grande souffrance psychologique de devoir constamment se justifier d’être une bonne professionnelle : nous ne travaillons pas en structure. Arrêtons donc de trouver normal ce qui est aberrant !

« Etats d’âmes » Texte de Françoise Näser, Ecrivain et Assistante Maternelle … 2014

« Non libre de droit »