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VOUS AVEZ DIT « ALLERGIES » !!!!!…..

 « ALLERGIES » !!!!!…..

L’allergie est une réaction anormale et excessive du système immunitaire générée par un contact avec une substance généralement étrangère à l’organisme. Une substance déclenchant une réponse immunitaire est appelée antigène, mais l’on parle aussi d’allergène dans le cas de l’allergie.5
L’allergène est bien toléré par la plupart de la population, toutefois les personnes allergiques déclenchent une réaction inadaptée, excessive et pathologique : c’est l’allergie, qui est l’une des formes de l’hypersensibilité. Une substance inoffensive pour certains peut provoquer une réaction allergique chez une personne dite sensibilisée
L’allergie aux pollens touche de plus en plus de patients de tous âges. Plus de 25% des français sont atteints de pollinose encore appelée «rhume des foins». Toutes les tranches d’âge sont touchées, mais on note une prédominance chez l’adolescent et le jeune adulte.

Certains allergologues reçoivent désormais en consultation des enfants de 2 ans gênés par les pollens, d’autres reçoivent des personnes âgées de plus de 75 ans présentant leurs premières allergies aux pollens alors qu’elles n’avaient jamais été allergiques auparavant.

Qu’est-ce qu’une allergie de printemps ?

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Les allergies de printemps connaissent leur pic entre avril et juin. Elles peuvent même se prolonger jusqu’en septembre. Il s’agit d’une allergie aux pollens d’arbres, de graminées et aux moisissures. Elle apparaît le plus souvent à partir de 4-5 ans.

Comment reconnaître une allergie de printemps ?
15Au départ, ce sont les mêmes symptômes qu’un bon rhume. Le nez qui coule en permanence, des éternuements fréquents, une sensation de démangeaison dans le nez, la gorge et quelquefois une petite toux d’irritation. En plus, votre enfant n’arrête pas de se frotter les yeux. Plus rarement apparaît aussi une éruption cutanée sur le visage et les mains (urticaire). Et surtout, ce rhume survenu brusquement persiste. Aucun doute : le « rhume des foins » a encore frappé.

Comment peut-on être sûr qu’un enfant est allergique ?
Si le médecin soupçonne une allergie, il peut confirmer son diagnostic par des prick-tests : il dépose une goutte de chaque allergène suspecté sur la peau de l’avant-bras ou du dos. 15 à 20 minutes plus tard, si une papule apparaît à l’endroit de l’injection, le test est positif.
Allergie aux Pollens6

Les pollens sont libérés par les plantes dans l’atmosphère, pour permettre la fécondation. La pollinisation correspond au transport du grain de pollen sur le stigmate de fleur femelle.
Les pollens provoquant des réactions allergiques doivent être émis en grande quantité, de petite taille et avoir un fort pouvoir allergisant. Les pollens anémophiles sont petits et légers pour être transportés par le vent, parcourent des dizaines, voire des centaines de kilomètres.
Les pollens transportés par les insectes, appelés entomophiles, jouent un rôle secondaire dans le déclenchement des allergies.23

Symptômes
Nez, yeux, palais et oreilles

Les patients atteints de rhinite pollinique souffrent tous les ans, à la même période, des mêmes manifestations: démangeaisons du nez, éternuements violents et répétitifs, nez qui coule, nez bouché.

Asthme
Une rhinite allergique pollinique peut s’accompagner d’un asthme. La saison pollinique des pollens d’arbres est souvent particulièrement violente, à tel point que le mot « alerte aux pollens » est parfois employé, notamment en ce qui concerne les pollens de bouleaux.

De plus en plus de personnes qui n’avaient jamais présenté d’épisodes allergiques se mettent à éternuer et tousser. 3
De plus, près d’un allergique aux pollens sur deux présente des épisodes de toux, d’essoufflement, de sifflements, caractéristiques de la maladie asthmatique. Les patients ne réalisent pas toujours que ces symptômes sont des signes d’asthme et ne prennent pas de traitement adapté.

 

Fatigue

L’allergie aux pollens s’accompagne fréquemment de périodes de grande fatigue gênant la vie quotidienne des allergiques dans leur profession ou dans leur vie familiale. Ils sont épuisés, dorment mal et n’ont pas envie de sortir pendant ces périodes printanières où les ballades sont appréciées. Un à deux voire trois mois sont ainsi gâchés chaque année.16

N’attendez pas pour consulter : L’allergie aux pollens nécessite un diagnostic rapide et un traitement spécifique adapté à chaque patient. Les traitements qui peuvent être proposés apportent une amélioration importante permettant d’éviter l’aggravation des manifestations et surtout de soulager les allergiques.

Quels sont les traitements contre une allergie de printemps ?

l’homéopathie: Des granules pour chaque réaction 11Un antihistaminique: La première année, l’allergologue prescrit un traitement symptomatique pour soulager l’enfant : 12un antihistaminique (sirop ou suspension buvable), un collyre pour traiter la conjonctivite et un spray nasal anti-allergique ou à base de corticoïdes. L’enfant doit les prendre tous les jours pendant la période pollinique. Dans la majorité des cas, les symptômes s’atténuent.

 

En cas d’asthme. Si ces traitements ne suffisent pas, que l’enfant ne parvient pas à dormir, le médecin peut lui prescrire de la cortisone pendant quelques jours pour diminuer l’inflammation. Si le petit malade fait des crises d’asthme, des aérosols de bêta-mimétiques viendront dilater ses bronches et soulager sa gêne respiratoire rapidement. Entre les crises, il devra continuer de prendre un traitement de fond avec des anti-inflammatoires et, si nécessaire, un broncho-dilatateur.

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Une désensibilisation. L’année suivante, si l’enfant a au moins 5 ans, l’allergologue lui proposera une désensibilisation : 4quelques gouttes ou une pulvérisation d’allergène chaque matin sous la langue, du mois de janvier jusqu’à la fin de la saison des pollens. Pour donner de bons résultats et espérer une disparition de l’allergie, cette désensibilisation doit être renouvelée pendant trois à cinq ans.

Un mois avant l’allergie : un traitement homéopathique préventif
En cas de fortes allergies, le médecin mettra un traitement préventif en place dès l’automne. Mais la plupart du temps, il faut y penser un mois avant l’apparition des symptômes. Difficile direz-vous, puisqu’on ne sait pas forcément à quels pollens ou à quelle graminée l’enfant est sensible. Les tests ne sont en effet pas très parlants avant l’âge de 6 ans. Une seule solution : traiter au moment de la crise et repérer à quel moment du calendrier de pollinisation elle intervient. Ainsi, l’année d’après, vous serez en mesure de prendre les devants.

3 saisons polliniques

Les différents pollens se succèdent dans l’atmosphère de Janvier à Octobre
Saison des pollens d’arbres9

Cette première saison débute au cours du mois de janvier dans le sud de la France, avec les pollens de cyprès, genévrier, thuya et se prolonge en avril dans des régions plus au Nord avec la saison des arbres à chatons : chêne, bouleau, charme, hêtre, châtaigner, noisetier, aulne, platane, saule et peuplier. Cyprès, platane et bouleau sont les arbres qui provoquent le plus de symptômes allergiques.

Dans le Midi méditerranéen la pollinisation du cyprès démarre parfois en décembre. Les nombreux cyprès, poussant facilement, plantés dans ces régions ont permis une pollinisation très intense. Les pollens de cyprès provoquent ce qu’on dénomme une pollution verte. Des arbres tels que le bouleau, le peuplier, le frêne sont responsables de nombreuses pollinoses en mars et en avril, essentiellement dans le nord et le centre de la France.

Les principaux pollens d’arbres 17
• Les cupressacées : cyprès, thuya
• Les oléacées : frêne, olivier
• Les platanacées : platane
• Les bétulacées : bouleau, charme, aulne, noisetier
• Les fagacées : chêne, châtaigner
• Les salicacées : peuplier, saule
• Les tiliacées : tilleul

Saison des pollens graminées

La grande saison « des pollens » correspond à la pollinisation des graminées, qu’on appelle le classique « rhume des foins ». 18Elle survient, selon les années, dès la mi avril dans le sud de la France et mi mai environ, en région parisienne. Elle se prolonge environ deux mois.

Les graminées poussent un peu partout, dans les prairies, les fossés, en forêt, sur les bords des routes, dans les gazons, à la campagne bien sûr mais également dans les villes.

Les graminées pollinisent plus tardivement montagne, en Juillet, voire même en Août après la fonte des neiges. Un patient allergique aux pollens de graminées sera gêné à Paris en mai et juin mais devra éviter les vacances à la montagne au mois de juillet ou août car il risque d’être encore gêné.19

Liste des principaux pollens de graminées allergisants :
• Graminées fourragères : dactyle, phléole, ivraie, pâturin, fétuque, chiendent.
• Graminées céréalières : blé, orge, mais, avoine, seigle.

Saison des pollens d’herbacées

Cette saison tardive provoquées par les herbacées, s’étale de la fin de l’été jusqu’au mois d’octobre. Ce sont des plantes vivaces composées d’environ 50 000 espèces qui se retrouvent en ville, en bordure des routes ou des chemins. L’ambroisie, la plus connue, prolifère dans la région Rhône-Alpes fin aout début septembre. Elle provoque des épisodes de rhinite et d’asthme très invalidants.13

Cette plante est apparue à Lyon il y a plus de 40 ans et s’est étendue progressivement en se propageant le long des autoroutes et sur les terrains non entretenus.
Pollution verte

La présence de quantité importante de pollens allergisants dans une région peut provoquer une forme de pollution biologique, encore appelée pollution verte.

Certains pollens, comme le cyprès et l’ambroisie, provoquent des manifestations qui ne dépendent plus du terrain atopique, c’est à dire la prédisposition de tel ou tel individu à développer des manifestations allergiques, mais d’un seuil de toxicité, la concentration de grains de pollens dans l’atmosphère.
Pollens de cyprès

Le nombre de personnes allergiques aux pollens de cyprès et de thuya dans les régions du sud de la France a considérablement augmenté au cours des dix dernières années.

La modification du paysage de ces régions a entrainé des répercussions sur la santé des allergiques : 14Le développement de nombreuses haies de cyprès ou de thuyas a provoqué de véritables murs de pollens à l’origine de cette pollution verte. Les cyprès sont des arbres peu onéreux et poussent facilement.
Ambroisie

L’ambroisie est une herbacée qui est arrivée dans la région lyonnaise il y a une quarantaine d’année et s’est progressivement étendue dans le couloir rhodanien, dans la vallée de la Saône, en Isère, dans le sud et se retrouve petit à petit dans de nombreuses régions françaises.

Ses pollens sont très volatiles et peuvent se disperser sur plus de 150 kilomètres. Elle se développe sur des terrains vides et mal entretenus, sur les chantiers, les bas côtés ainsi que sur les terrains en jachère .7

 

 

 

 

Pollution et réchauffement climatique
Conditions climatiques

L’intensité de la pollinisation varie d’une année à l’autre en fonction de la météorologie et de la région.
Les conditions climatiques sont déterminantes:
• La chaleur et l’humidité augmentent les concentrations de pollens.
• Le froid, la sécheresse, ou des pluies importantes les diminuent.
• L’ensoleillement et le vent permet la dissémination de ces grains de pollens.

Pollution20

Le développement des rhinites polliniques constatées au cours de ces trente dernières années est concomitant à la progression constante de la pollution chimique.

La pollution urbaine aggrave la toxicité des pollens en fragilisant la surface des grains et en permettant la sortie des protéines allergisantes.

Les polluants sont également des facteurs irritants qui provoquent une augmentation de l’hyper-réactivité bronchique, nasale ou oculaire.
Réchauffement climatique

Tous les experts s’accordent pour affirmer que les hivers de plus en plus doux et des étés plus chauds que nous constatons actuellement favorisent des saisons polliniques plus précoces, plus intenses et plus longues…

La pollinisation des bouleaux s’effectue chaque année avec près de 15 jours d’avance. Le radoucissement permet de constater une progression de certaines plantes, comme le houx vers l’est de la France. En montagne, la floraison progresse vers le haut des sommets. On retrouve désormais des pollens du Sud de la France dans le Nord du pays.
ATTENTION aux Allergies croisées (pollens et aliments)

24Dans certains cas les personnes allergiques aux pollens peuvent présenter des démangeaisons dans la bouche, et même un œdème en mangeant certains fruits et légumes crus: il s’agit d’une allergie croisée entre les aliments et les pollens. Par exemple un patient allergique au pollen de bouleau ne pourra plus manger une pomme en raison de l’apparition de démangeaisons du palais et de la gorge qui démangent terriblement.

• POLLENS DE GRAMINÉES : tomates, poivrons, pommes de terre, melon, kiwi, farine de blé
• POLLENS D’AMBROISIE : melon, banane, pastèque
• POLLENS D’ARMOISE : aneth, carotte, fenouil, persil, céleri, coriandre
• POLLENS DE NOISETIER : noix noisette
• POLLENS D’AULNE : pêche, noisette, cerises, amande, persil ; pommes, poires.
• POLLENS DE BOULEAU : allergies croisées les plus fréquentes
o Pomme : l’allergie croisée la plus répandue
o Pêche, poire, amande, cerise, brugnon, abricots, noix,
o Céleri
o Kiwi
Il est nécessaire de prendre l’avis d’un allergologue avant de manger ces fruits en raison d’un risque non négligeable de réaction allergique sévère.
Mieux vivre avec les pollens

Des mesures simples peuvent aider les allergiques aux pollens à mieux supporter leurs allergies.
• Rincer les cheveux le soir avant de se coucher afin d’éviter aux pollens accumulés tout au long de la journée de se déposer sur l’oreiller et de provoquer des réactions allergiques
• Porter des lunettes de soleil et un chapeau
• Ne pas se frotter les yeux
• Éviter de tondre la pelouse
• Aérer la chambre tôt le matin
• Éviter de fumer car le tabac aggrave les réactions allergiques
• Éviter la piscine car le chlore agresse les muqueuses du nez et des yeux
• Ne pas sécher le linge à l’extérieur
• Porter un masque lors du jardinage
• Rouler fenêtres fermées en voiture.
• Il est conseillé aux étudiants allergiques aux pollens de consulter leur médecin avant de passer les examens, car les pics de pollens surviennent en général pendant cette période.
• En vacances : préférer le bord de mer car la concentration en pollens est plus faible

A faire contre les allergies aux pollens

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• Prenez votre traitement sans attendre l’arrivée des premiers symptômes d’allergie.
• Veillez à ne pas ouvrir les fenêtres pendant la pollinisation.
• Évitez également les sorties lorsque les taux de pollens sont très élevés. Les pires conditions sont les mi-journées par grand soleil et petit vent ou après un orage.
• En voiture, gardez les fenêtres fermées. Et sachez qu’il existe des filtres à installer sur le système de ventilation, qui retiennent les pollens.
• Après une sortie en période de pollinisation, rincez votre nez avec du sérum physiologique, changez de vêtements et lavez-vous les cheveux avant de vous mettre au lit.
• Faites tondre votre jardin avant la floraison des graminées.
• Séchez votre linge à l’intérieur.
• Consultez régulièrement la qualité de l’air : le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) publie le contenu de l’air en particules biologiques pouvant avoir une incidence sur le risque allergique.
Consultez la carte des pollens : http://www.pollens.fr/les-bulletins/bulletin-allergo-pollinique.php.
Autres petits gestes pour prévenir les symptômes des allergies de printemps
• Faites un nettoyage de printemps afin d’éliminer les poussières et les moisissures accumulées durant l’hiver.
• Lavez votre literie une fois par semaine.
• Utilisez un déshumidificateur automatique.
• Ne laissez entrer ni chien ni chat dans votre chambre.
• L’automédication n’est pas recommandée.
Consultez un allergologue, à défaut votre médecin afin de bénéficier d’un traitement adapté et personnalisé.
Surveiller le calendrier de pollinisation
Il est important de pouvoir savoir à quel moment de l’année tel ou tel pollen est particulièrement présent dans l’air. Ainsi, vous pouvez mettre un traitement préventif en place. Et surtout, vous savez qu’il vaut mieux éviter d’aller faire un tour près des champs d’herbes folles tel week-end… 8
• De fin janvier à mi-mars : pollens de cyprès et de thuyas, surtout dans le Midi.
• En mars et avril : pollens de bouleaux, de charmes et de noisetiers, surtout dans le Nord et l’Est.- En avril : pollens de platanes.
• De janvier à juin : pollens de frênes et d’oliviers.- En mai et juin : pollens de chênes.
• De mai à juillet : pollens de graminées de plantain et d’orties.
• De fin août à fin novembre : pollens d’ambroisie, notamment dans la région lyonnaise.

Sources : Association Asthme & Allergie, http://asthme-allergies.org ; Réseau national de surveillance aérobiologique, http://asthme-allergies.org. santemedecine

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