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Pourquoi ne faut-il pas asseoir les bébés ?

Pourquoi il ne faut pas asseoir les bébés

Sylvie Lavergne – 

Article paru dans la revue L’Assmat La revue d’informations professionnelles des assistantes maternelles et des assistantes familialesMai 2013 – N°118, pages 7-11.S’appuyant sur les travaux de la pédiatre hongroise Emmi Pikler.

L’association Pikler-Làczy prône la motricité libre. Sylvie Lavergne, psychomotricienne et formatrice au sein de cette structure, explique pourquoi il n’est pas opportun d’asseoir le bébé « de force », mais de le laisser s’asseoir tout seul, au gré de ses progrès psychomoteurs et des découvertes de ses capacités motrices.

C’est aux alentours de la période des 6-9 mois que, spontanément, l’adulte pose le tout-petit assis au sol pour jouer, généralement sur un tapis avec un environnement de coussins en bas du dos pour le soutenir, jambes allongées et écartées, avec des jouets devant lui. Si l’adulte environne le petit enfant de coussins, c’est peut-être qu’il n’est pas très sûr de son équilibre et qu’il lui crée une aire confortable de réception en cas de chute… vers l’arrière ? Lorsque l’on demande à l’adulte si le petit enfant se met assis tout seul, la réponse la plus fréquente est : « Oui, oui, il tient assis. » Si on insiste un peu dans le questionnement : « Comment ce petit enfant fait-il pour se mettre assis ? », la réponse est plus nuancée : « Ah non, c’est moi qui le mets assis. »

Il existe une représentation classique du petit enfant qui aime jouer assis pour voir le monde, d’où cette installation assise spontanée pour lui permettre de jouer dès lors qu’il se tient assis. Cela traduit une méconnaissance du développement psychomoteur libre du petit enfant construit étape après étape par lui-même, et dans lequel il est seul initiateur de ses mouvements et postures.

=> Lire la suite de l’article de Sylvie Lavergne (format pdf) sur le site de Michèle Forestier

On se remémore:

6 mois: motricité globale

Développement de la motricité globale

Grâce au développement de sa motricité globale, votre bébé acquiert le sens de l’équilibre, de la coordination et utilise ses grands muscles, ce qui lui permet de maîtriser certaines activités physiques. Au cours de la prochaine année, votre bébé développera sa motricité globale en acquérant différentes habiletés, comme s’asseoir, ramper, marcher, courir, grimper, sauter et tout ce que son corps lui permet de faire et qu’il aime généralement. Le développement de la motricité globale aide grandement au développement de la motricité fine.

À cet âge :

  • Il se retourne sur le ventre lorsqu’il est couché sur le dos, et sur le dos lorsqu’il est couché sur le ventre.

Rappelez-vous que les enfants ne se développent pas tous à la même vitesse dans tous les domaines. L’information sur ce site Web est conçue pour être générale. Si le développement de votre enfant vous préoccupe, le mieux est de consulter son médecin.

  • Il se tient assis seul en s’appuyant sur ses bras allongés devant lui et il peut même demeurer assis quelques instants sans appui.
  • Lorsqu’il est couché et que vous lui présentez vos mains, il les agrippe et essaie de se tirer pour s’asseoir.
  • Il contrôle complètement sa tête dans toutes les positions.
  • Il peut se tourner vers la gauche et vers la droite lorsqu’il est couché sur le ventre.
  • Il peut se lever sur les mains et les genoux (position 4 pattes) et commencer à se balancer.
  • Il veut avancer sur le ventre, mais il se pousse plutôt vers l’arrière avec ses mains.

Au cours des prochaines semaines, il commencera à :

  • Chercher à se protéger en allongeant les bras vers l’avant et sur les côtés.
  • S’asseoir seul.
  • Passer de la position assise à la position couchée sur le ventre.
  • Avancer en rampant sur le ventre.
À surveiller
Consultez le médecin de votre enfant si :

  • votre bébé ne tient pas bien sa tête lorsque vous le tenez dans vos bras ou assis;
  • votre bébé ne touche pas ses genoux ou ses pieds avec ses mains.

Comment l’aider à progresser?

Votre bébé a une personnalité unique et il se développe à son propre rythme. Mais vous pouvez contribuer à favoriser ce développement en mettant en pratique l’approche parentale Réconforter, jouer et enseigner.

Cette approche a été conçue pour s’intégrer facilement à votre routine quotidienne. Adapté à l’âge actuel de votre bébé, le tableau ci-dessous vous donne des exemples de petits gestes bénéfiques au développement de sa motricité globale.

Réconforter

Lorsque vous félicitez votre bébé chaque fois qu’il se retourne ou se lève sur les genoux, votre bébé se sent valorisé par votre réaction positive et tente de répéter le geste.
Lorsque vous vous étendez sur le dos en prenant la main de votre bébé, qui est lui aussi couché sur le dos à vos côtés, et l’encouragez doucement à se retourner en imitant votre mouvement, puis le félicitez de ses efforts, votre bébé se sent rassuré et a confiance en sa capacité de se retourner de lui-même.

Jouer

Lorsque vous assoyez votre bébé par terre et l’appuyez sur des oreillers, votre bébé voit son environnement d’un nouvel angle.
Lorsque vous maintenez votre bébé en position assise devant vous et lui chantez des comptines, comme Frère Jacques, votre bébé se sent plus à l’aise de s’asseoir vous sachant à ses côtés.

Enseigner

Lorsque vous couchez votre bébé par terre sur une couverture et l’encouragez à se retourner en plaçant son jouet préféré près de lui, votre bébé commence à comprendre qu’il peut bouger d’autres façons.
Lorsque vous jouez avec les orteils de chaque pied de votre bébé en chantant et en exagérant vos expressions faciales, votre bébé aime la sensation de se faire tripoter les orteils et attend avec impatience les chatouillis de la fin.

 

 

 sources// 

Références : L’Assmat, La revue d’informations professionnelles des assistantes maternelles et des assistantes familiales Mai 2013 – N°118, pages 7-11. Site : www.assmat.presse.fr/  osteopathie-france.net

 
Révision scientifique : Hélène Sabourin, chef professionnel en physiothérapie, et Christine Montminy, physiothérapeute, CHU Sainte-Justine
Rédaction : Équipe Naître et grandir

Une Recette d’été !

 

melon-roty-copieVotre bébé vient de fêter ses 6 mois et cet anniversaire marque pour beaucoup le début de la diversification.

L’OMS préconise une alimentation lactée exclusive les 6 premiers mois, que ce soit au sein (lait maternel) ou au biberon (lait maternel ou industriel) : avant 6 mois, le système digestif de votre bébé n’est pas assez mature pour faire face à une nourriture solide.

Le commerce regorge de petits pots qu’on peut donner dès 4 mois, donc on se dit que 4 mois est le bon age.

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Les industriels se basent sur une étude où la conclusion disait que pour éviter les risques d’allergie au gluten (et non pas d’intolérance, donc on parle de maladies cœliaques), l’introduction du gluten devait se faire entre 4 et 7 mois.

6 mois est donc un age idéal pour commencer les petits pots.

Une fois la diversification commencée avec les conseils de votre pédiatre, n’oubliez pas de toujours favoriser le lait pour votre bébé (maternel ou industriel) : il faudra toujours lui donner le sein ou le biberon avant chaque petit pot.

Le lait est l’aliment le plus important tout au long de sa première année, il ne faut pas faire l’impasse dessus et ne surtout pas commettre l’erreur de remplacer une tétée ou un biberon par un petit pot.7

Pour l’allaitement, cela peut avoir comme fâcheuse conséquence de le mettre en péril en diminuant votre lactation qui n’aura pas été stimulé. Si la diversification est mal menée, vous pourrez vous retrouver à dire aux 9 mois de votre enfant « mon bébé refuse le biberon, on est passé au lait de vache et aux petits pots exclusivement ».

 

Avec les beaux jours, si vous souhaitez commencer la diversification ces jours-ci ou tout simplement lui offrir un dessert original, je vous propose la première recette sucrée que j’ai élaborée pour ma fille. Je l’ai intitulé « Compote de melon roty » en hommage à son doudou de l’époque qui m’avait donné cette idée !

 

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Faisons fusionné 2 variétés de melons: le galia pour sa douceur et le charentais pour son gout. Nous allons faire rôtir ces 2 fruits afin de concentrer leurs goûts pour le plus grand bonheur de nos bébés (et pour vous aussi, si vous voulez). Ainsi voici la compote aux Melons Roty…

Les ingrédients (Pour 600gr environ):

-1 melon galia
-1 melon charentais

Commençons par couper les melons en quartier et les épépiner.1

Ôtez la peau, mettez les morceaux sur une plaque du four et couvrez d’1 feuille d’aluminium. 2Enfournez à 200°C pendant 15 minutes 34puis mixez au blender afin d’obtenir une compote bien lisse.

Vous pourrez lui servir tiède ou froid.

 

Bonne journée avec bébé 😉

Nous remercions notre chef, pour cette recette fraîcheur d’été !

-non libre de droit- le CAMAM ne censure pas ,  transmet la parole, informe sans jugement!

Les chaussures: à partir de quel âge?…

Les beaux jours arrivent, les premiers pas aussi …. mais …

Les chaussures: à partir de quel âge?

indexC’est une question récurrente chez les jeunes parents, et il y a plusieurs écoles. Mon avis d’ostéopathe:

Avant la marche:

Bébé se déplace autrement: à 4 pattes le plus souvent, en rampant, sur les fesses parfois. Il est alors INUTILE de lui faire porter des chaussures. Celà va alourdir ses pieds, et peut lui faire prendre une position vicieuse du pied et de la hanche. On voit souvent dans les poussettes des enfants de moins de 1 an avec des chaussures assez lourdes: le résultat est que les 2 pieds tournent vers l’extérieur.2bb

Ensuite quand bébé se met debout et cabote: INUTILE également. L’acquisition de la marche est une période complexe pour l’enfant, et le pied y est primordial. Il a un rôle mécanique, et un rôle proprioceptif. Tout ceci est entravé par le port de chaussures: la semelles rigide empêche la voûte plantaire de se muscler suffisamment, et empêche la proprioception qui joue un rôle dans l’équilibre.

Il faut donc au maximum retarder le port des chaussures. A la maison, l’été, préférez le laisser pieds-nus. L’hivers, des chaussons en cuir souple sont parfaitement adaptés.8bb

La marche acquise:

Quand bébé fait ses 1ers pas et ne veut plus rester assis dans la poussette, le port de chaussures devient tout-à-fait indiqué. Les 1ères chaussures doivent avoir une semelle relativement souple, présenter un contre-fort au niveau du talon d’Achille, la chaussure doit légèrement remonter sur les chevilles, mais être souple sur l’avant du pied. On préférera pour les 1ères paires des chaussures à lacets plutôt qu’à scratchs, ces dernières ayant tendance à moins tenir le pied.4bb

 Dès les premiers mois, on adore choisir des chaussons ou des mini-chaussures pour compléter la garde-robe de bébé. Mais c’est au moment où notre petit commence à marcher que ses pieds doivent être bien maintenus. Nos astuces pour choisir des chaussures jolies et de qualité, sans forcément se ruiner !

10bbAvant la marche, les chaussures restent des accessoires purement esthétiques. Il faut néanmoins veiller à ce que bébé n’ait pas les doigts de pieds comprimés. Les matières naturelles sont à privilégier (laine, toile, peau), elles laissent la peau respirer et elles tiennent bien chaud l’hiver !

 

Pas de chaussures sans chaussettes, surtout quand il fait chaud !

C’est quand votre petit se met debout tout seul que les chaussures deviennent indispensables. Leur rôle principal est de le protéger contre les coups et blessures dus à des agents extérieurs. Elles assurent également un bon maintien des pieds, indispensable quand bébé n’est pas très tonique, sa musculature n’étant pas encore suffisamment développée. Il ne faut pas s’inquiéter s’il est un peu long à se mettre en route, un enfant se met à marcher quand il est prêt, entre 9 et 18 mois !3bb

Lorsqu’il fait chaud, les pieds peuvent avoir tendance à gonfler, comme vous avez certainement pu le constater pour vous-même. Blessures et cloques risquent d’apparaître avec les frottements. Autre point important, sans chaussettes, la transpiration n’est pas absorbée et la macération peut entraîner des mycoses, surtout si les chaussures sont en matière synthétique. On privilégie donc les chaussettes en coton, pas trop serrées pour laisser bouger les doigts de pieds, ni trop larges afin de ne pas compresser le pied dans la chaussure.

Comment faire le bon choix ?

 

  • Les critères essentiels
    La chaussure doit avant tout être adaptée à la forme du pied qu’il soit fin, fort ou large. Si bébé est très dynamique, elles peuvent être hautes ou basses, cela n’a pas d’importance. En revanche s’il n’est pas très tonique, il vaut mieux privilégier un modèle montant pour le maintenir.
    On peut trouver de bonnes chaussures à tous les prix. Il faut privilégier les matières naturelles, (cuir, toile) et s’assurer qu’il n’y a pas de coutures gênantes à l’intérieur.
    L’enfant doit pouvoir marcher et courir avec aisance, les chaussures ne doivent donc pas être trop lourdes. Quant aux semelles, on les choisit antidérapantes, souples et non compensées afin d’assurer un bon déroulé du pas.

 

  • La bonne pointure
    7bbDes réglettes de mesure, très fiables, sont à la disposition des parents chez les marchands de chaussures. Si l’enfant est entre deux tailles, il vaut mieux opter pour la plus grande et toujours faire un essayage quand votre enfant est debout, afin de juger au plus juste la place occupée par le pied.

 

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  • Les chaussures à scratch
    Hyper pratiques, elles permettent aux tout petits de se chausser seuls et conviennent à tous les enfants. Un seul bémol pour les plus fins. Dans ce cas, les modèles à scratch ne maintiennent pas toujours suffisamment, et le pied a tendance à « flotter ». A vérifier lors de l’essayage.

 

  • Les baskets
    6Comme tout autre modèle, elles doivent épouser parfaitement la forme du pied. Ensuite, tout est question de bon sens. Si elles sont en matière synthétique, il est préférable d’alterner avec une paire de chaussures en cuir, sans oublier les chaussettes !

 

 

BONNE BALADE …..  !!!

Source/ Virginie Koerfer  doctissimo.fr  .osteopathe-paris-75.com 


					

LA D.M.E KAZAKO ??

LA D.M.E KAZAKO ??

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La DME est une méthode de diversification qui peut s’appliquer à tous les bébés, bien qu’elles soient le plus souvent présenté aux bébés allaités. En effet, c’est la parfaite continuité d’une alimentation « à la demande » et elle convient parfaitement à des bébés dont la mâchoire a été renforcé par l’effort de succion du sein, qui se développe plus que sur tétine.
Le principe de la DME repose sur le fait de laisser l’enfant découvrir les aliments bruts, sans préparation. On lui donnera des aliments cuits ou cru selon leur texture et toujours de la taille de leur poing. Un tronçon de banane ou un quartier de pomme fondante cuite, un morceau de concombre ou une carotte cuite à l’eau. dme3

La première année, la diversification n’est pas un moyen de nourrir véritablement l’enfant, mais de lui faire découvrir de nouvelles saveurs et nouvelles textures. Vous n’êtes pas à l’abri de voir que votre enfant n’a fait que suçoter sa carotte et qu’au final, le bavoir, la table et le chien qui attendait à terre ait plus mangé que votre petite tête blonde. C’est pas grave !
Votre bébé a besoin d’autonomie et la DME permet d’y répondre facilement.

Vous disposez sur son plateau des morceaux de légumes et fruits (toujours comme en diversification classique: un légume à chaque fois pendant 3 jours pour détecter les allergies), il va alors développer sa gestuelle main-bouche, sa motricité fine (le moment des petits pois est un pur bonheur à observer!), sa confiance en soi, la connaissance des aliments: à chaque mastication, bébé va prendre le temps de mâcher et d’analyser ce qu’il mange, son cerveau va tout décortiquer, ce qui permettra à bébé de savoir ce dont il aura besoin en cas de carence.
QUAND COMMENCER LA DME?

Le moment idéal correspond à celui où bébé tient assis. Dans le cadre de la motricité libre, où on attends que bébé acquiert seul la position assise, on assiéra bébé sur ses genoux.

Quand bébé montre son intérêt pour ce que vous mangez (hurle en vous voyant manger, essaye de chipper dans votre assiette) c’est qu’il est prêt ! dme1

Attention toutefois, l’OMS recommande une alimentation lactée exclusive les 6 premiers mois, le lait couvre tous ses besoins, inutile de vouloir compléter pour un apport de vitamine ou minéraux.

J’ai peur qu’il s’étouffe, puis-je faire un mix?

Le risque d’étouffement est minime si vous respectez la taille des aliments. En cas de fausse route, bébé est doté d’un gag reflex qui lui permettra de recracher l’aliment. Chez les adultes, l’endroit qui déclenche ce réflexe se situe au fond de la gorge, chez le bébé il est au milieu de la langue les premiers mois (jusqu’à 9-10 mois mais à ce moment là, bébé aura appris à gérer les morceaux)
Beaucoup de mamans pratiquent la DME à la maison, tandis que bébé est en purée chez la nounou, à la crèche. Dans l’idéal il serait mieux de faire des purées moins lisses, avec morceaux pour qu’il n’y ait pas de confusion.

Il faut un matériel spécifique?

Un tablier pour votre enfant (ceux des loisirs créatifs), éventuellement une bâche au sol (si vous avez un chien c’est tout benef!) et une bonne dose de patience !
N’oubliez pas de laisser à sa portée des couverts adaptés à sa taille, votre bébé sera capable très tôt de se servir de sa cuillère, puis sa fourchette (ils sont bien plus malin qu’on le pense).

Ou trouver des informations?

La DME étant une méthode qui nous vient d’Angleterre, vous ne trouverez pas de livres en français. dme4

Si vous lisez l’anglais, ce livre est très bien : Baby-Led Weaning: The essential guide to introducing solid foods- and helping your baby to grow up a happy and confident eater.

Il y a cependant un site français qui est la référence :

www.diversificationalimentaire.com

Ce livre ne traite pas à proprement parlé de la DME, mais il la mentionne. Ne vous fiez pas au titre, il traite de l’alimentation en général:
Mon enfant ne mange pas, Carlos Gonzales.

Quels sont les avantages par rapport à une diversification classique?

L’autonomie bien sur ! Rien n’est plus frustrant pour bébé d’attendre la bouche ouverte que la cuillère de purée arrive enfin dans sa bouche ! Bébé gère lui même son appétit: fini le sacro-saint « une cuillère pour maman, une cuillère pour papaaaa », fini de faire l’avion pour qu’il mange, fini les « allez, encore une cuillère et c’est fini »:

Bébé GÈRE SEUL son alimentation ! Et c’est magique !
Bébé n’est pas isolé lors des repas. En effet difficile de manger soi même et donner une purée en même temps à bébé….

Avec la DME, bébé est à table avec ses parents et partagent le repas, c’est beaucoup plus convivial.
La DME permet de manger des aliments qu’on ne trouve pas forcément dans les purées du commerces: des légumes variés, des légumineuses sous toutes leurs formes, des épices….

On sort plus facilement avec un bébé DME, pour un resto impromptu, pas besoin de stresser car on a pas son petit pot. Je me souviens d’un jour, notre fille avait 8 mois, on sortait d’une réunion LLL et il y avait une jolie terrasse qui nous faisait de l’œil. Nous avons commandé 2 énormes salades composées et ma fille a fait son menu sous l’œil amusé et enthousiasme de la serveuse et des clients. Chose amusante, sur 3 bébés présents sur la terrasse, 2 pratiquaient la DME.dme2

Un dernier point crucial:

c’est facile et rapide ! Pas besoin de cuire à la vapeur, puis mixer, puis peser, puis mettre en pot, puis stocker….Là on se contente de cuire à la vapeur (ou à l’eau) et de servir.
MON TÉMOIGNAGE SUR LA DME

Nous avons commencé la DME aux 7 mois de ma fille environ. J’ai au départ été un peu frustré de ne pas pouvoir lui préparer des plats complets en purée (j’en ai quand même fait quelques uns!); mais c’est en lui préparant un jour une piccata de veau aux carottes et abricots que le déclic s’est fait. Je venais de préparer un bon petit plat, on salivait tous les deux avec ma femme et au moment de mixer ça, on s’est dit que c’était dommage, que le robot allait tout gâcher. Le lendemain, on s’y mettait.
Aujourd’hui ma fille a 2 ans et demi et elle mange de tout. Je ne sais pas si c’est du à son caractère, ma façon de cuisiner (je suis blogueur culinaire) ou si c’est grâce à la DME, mais elle impressionne tout le monde. Elle est parfaitement autonome à table, et aujourd’hui, elle est une enfant DME: elle continue de se réguler. Il va y avoir des jours où elle va raffoler du poisson et se resservir et d’autres où elle le boudera et préférera manger que du maïs. Elle sait parfaitement se servir de ses couverts, même de son couteau, depuis l’âge de 18-20 mois.
On a tordu le cou aux idées reçues « mais elle ne pourra pas manger de morceaux si elle n’a pas de dent »! Les mâchoires sont très costaux, les dents ne serviront vraiment que pour la viande, qui apparait bien plus tard dans la diversification (encore que, un filet de poisson fondant passe très facilement!)

Et pour finir, avoir un bébé DME, c’est avoir de grands fou rire au marché ou en faisant ses courses: Vous n’êtes pas à l’abri de la voir chiper une tomate et croquer à pleine dent dedans 😀

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je vous présente ma fille… en DME …

https://www.youtube.com/watch?v=FHzce00Sj0I&feature=youtu.be

 

Tout savoir sur l’alimentation de bébé


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 A la rencontre de Hugues, papa créateur du site Light to me qui viendra nous concocter des petits plats, des astuces, des idées et  nous donne déjà ses conseils :

Tout savoir sur l’alimentation, c’est comprendre les slogans: « mangez cinq fruits et légumes par jour » , « évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé » …comprendre la différence entre allergie et intolérance, ou pourquoi certains produits ne sont pas recommandés?

Pour commencer, je précise que je ne suis ni médecin ni nutritionniste mais je suis curieux et j’ai acquis mes connaissances aux fils des années avec mon blog de cuisine saine.

Le-dogme-des-5-fruits-et-légumes-370x2821) « Mangez cinq fruits et légumes par jour »:

En réalité, ce slogan est erroné mais ça sonne mieux que « Mangez 4 légumes et 1 fruit par jour ». En faisant cela, on mise sur le fait que les gens comprendront « mangez 5 fruits et 5 légumes par jour », ainsi ils paniquent, ne sachant pas comment consommer autant de fruits et légumes, ils se mettent à acheter des compléments: soupes diverses, pâtes de fruits concentrées, gélules… Parce qu’on leur explique que c’est bien et qu’il faut en consommer impérativement!

Bienvenu dans un monde de lobbying (ou encore lobotoming)!

Donc, retenez qu’il faudrait manger au minimum 3-4 légumes/jour et 1-2 fruits/jour en quantité de 100 gr chacun pour les enfants ce qui fait en fin de journée entre 500 et 700 gr de fruits et légumes. Ce sont ces nombres que vous devez absolument retenir car c’est plus simple à répartir: 100 gr de fruit au petit déj, 200 gr de légumes au déjeuner, 100 gr de fruits au goûter et 200 gr de légumes au dîner (par exemple).

Pourquoi favoriser les légumes plutôt que les fruits?

Je sais, les légumes sont plus durs à faire avaler que les fruits pour les enfants mais ils sont moins sucrés et ont plus de fibres. C’est pour cela que l’on procédera à l’apprentissage des légumes dès le plus jeune age, là où son palais est en pleine découverte des goûts et texture.

Si votre bambin est déjà plus vieux, rien ne vous empêche de lui faire des plats sucré/salé mais avec modération. Le problème est qu’il ne faut pas l’habituer aux sucres (quels qu’ils soient) car ils provoquent des accoutumances chez l’enfant qui ne voudra manger plus que ça.

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2) « Évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé »

Il y a une certaine évidence dans cette phrase, non? Elle sert à protéger la santé de nos chers petits et nous même!

Oui mais ce qu’on ne vous explique pas, c’est pourquoi et comment?

Pourquoi?

Le sucre est addictif et essouffle le pancréas à trop grosse dose. En effet, seul le pancréas peut fournir l’insuline nécessaire à assimiler et digérer le sucre (il lui faudra en moyenne 30 minutes pour en fabriquer en quantité suffisante mais comme tout organe a une limite maximale). Le sucre agit comme une drogue sur le cerveau ce qui fait qu’on y revient sans cesse et sans faim.

Le sel est également un addictif mais il est particulièrement nocif pour le corps. En effet, il assèche notre corps (constitué de 60% d’eau) et par conséquent épaissit notre sang qui va essouffler notre cœur et ainsi créer des caillots de sang qui boucheront nos artères. Artères primordiales pour alimenter le reste de nos organes, notamment le cerveau.

Le gras va également ralentir le travail du cœur en s’accrochant au parois de nos artères sans trop savoir pourquoi et ainsi les boucher. Une théorie stipule que ce phénomène serait lié au surplus de sucre dans notre alimentation car nous consommons 15 fois + de sucre que nos aïeux. Surement un lien de cause à effet.

Attention, tous ces ingrédients sont quand même nécessaire pour le corps humain mais à très petites doses.

Comment manger plus sainement?Faire-manger-des-legumes-aux-enfants-une-question-d-education

Déjà éviter au maximum tous les produits préparés qui contiennent beaucoup trop de sel pour couvrir le manque de goût, de gras parce que ça coûte moins cher à produire et de sucre qui rend addictif (on en retrouve même dans le saucisson ou jambon sous son nom scientifique: saccharose ou dextrose). Il en va de même pour les pizzas ou les hamburgers de restauration rapide…

Ne salez qu’en fin de cuisson et pas au début car en cuisant les aliments et le jus réduisent.

Ne sucrez qu’en cas d’acidité extrême pour les plats, et utilisez des édulcorants naturels type sirop d’agave ou d’érable, sucre de coco, stévia, fructose, sirop de riz ou miel….. qui possèdent moins de glucides pour un pouvoir sucrant équivalent (ils feront moins travailler le pancréas).

Pour les matières grasses, essayez d’éviter le surplus inutile. On favorisera l’huile d’olive qui est riche en oméga 3 pour les assaisonnements et certaines cuissons et l’huile de colza ou tournesol pour les cuissons, fritures, émulsions ou vinaigrette.

Le beurre et les graisses animales sont à utiliser avec parcimonie car riches en graisses saturées.

Les petits pots du commerce sont à consommer occasionnellement; veillez à bien les choisir si vous devez en donner occasionnellement à votre enfant. Les petits pots de légumes sont souvent fait avec un pourcentage élevé de pomme de terre, histoire de remplir le pot à un moindre coût pour l’industriel. Ils sont également 3 à 7 fois moins riche en minéraux que son équivalent fait maison.

Et enfin, essayez de lui créer des repas équilibrés: 1/3 légumes, 1/3 féculents et 1/3 protéines (viandes ou poissons).

Voici un tableau pour vous faire une idée des valeurs énergiques qu’il faut pour votre enfant dès son plus âge (c’est une moyenne, elle peut varier en fonction des besoins de votre enfant):Capture

Ce qui est important à retenir: il ne faut pas retirer des produits, il faut les modérer.

Comme je l’ai dit, le sucre et les matières grasses, nous en avons tous besoin et ce dès le plus jeune âge. En effet, l’enfant se dépense proportionnellement 2 à 3 fois + que vous, il lui faudra toutes les ressources nécessaires pour pouvoir s’épanouir.

Mais avec modération, dites-vous?

Oui, encore une fois, votre enfant a besoin de glucides pour tenir enfin plutôt de sucre lent. Ce sont les féculents (pâtes, riz, lentilles, pain, haricots, pommes de terre…) à ne pas confondre avec les sucres rapides (sucre, dextrose, saccharose, miel, fructose ….) qui eux sont à modérer.

Voici le détail des Apports Journalier Recommandés (AJR)  pour les enfants (ne vous fiez pas à celles indiquées sur les produits du commerce destinés aux enfants, les valeurs sont celles destinées aux adultes)

Bien sur, Journalier veut bien dire sur 1 journée soit: les 3 repas + goûter

-De 1 à 3 ans : 45gr de lipides et 170gr de glucides

-De 4 à 6 ans: 60gr de lipides et 230gr de glucides

-De 7 à 9 ans: 75gr de lipides et 275gr de glucides

-De 10 à 12 ans: 80gr de lipides et 305gr de glucides

-De 13 à 15 ans: 90gr de lipides et 335gr de glucides

Il s’agit toujours d’une moyenne, je les donne à titre indicatif mais soyez à l’écoute de votre enfant avant tout._______________________________________________________________________1652672_orig

Allergie ou intolérance?

Une allergie est une réaction de votre corps pour combattre l’aliment intrus. Vos globules blancs se battent contre les protéines de l’aliment en question. Il en résulte des apparitions cutanées, des démangeaisons et/ou des inflammations.

Une intolérance est une difficulté à digérer un aliment. Les symptômes sont les nausées/vomissements, des constipations et/ou des diarrhées.diversification-alimentaire--de-bebe_440x180

Voici pourquoi il faut introduire les aliments petit à petit pour identifier les maux éventuels.

Lorsque vous commencerez la diversification alimentaire (DES 6 mois,le lait -qu’il soit maternel ou de préparation artificielle- doit resté son aliment principal exclusif durant ces 6 premiers mois puis il reste essentiel les 6 mois suivants, la diversification n’étant que la découverte…Votre enfant aura besoin de lait les 3 premières années de sa vie), faites-lui découvrir un à un les aliments pendant 2 à 3 jours. Par exemple, faites-lui manger pendant 3 jours des purées de carottes puis pendant 3 jours des purées de petits pois…

Ainsi, vous détecterez plus facilement l’aliment à éviter ou à proscrire.

Voici la liste des allergènes les plus répandus, on évitera d’en donner avant 1 an voire plus si il y a des cas dans votre famille:s5_v2

Lorsque des produits contiennent la mention: « peut contenir des traces de… », ils seront à éviter en cas d’allergie mais tout à fait consommable en tant qu’intolérant.19-08-dme

Une autre façon de diversifier votre enfant, c’est de pratiquer la diversification menée par l’enfant ou diversification autonome (DME)

Qu’est-ce que la DME en quelques mots?

Il s’agit de faire découvrir la nourriture et les aliments à bébé en toute autonomie.. Vous disposez sur son plateau des morceaux de légumes et fruits (toujours comme en diversification classique: un légume à chaque fois pendant 3 jours pour détecter les allergies), il va alors développer sa gestuelle main-bouche, sa motricité fine (le moment des petits pois est un pur bonheur à observer!), sa confiance en soi, la connaissance des aliments: à chaque mastication, bébé va prendre le temps de mâcher et d’analyser ce qu’il mange, son cerveau va tout décortiquer, ce qui permettra à bébé de savoir ce dont il aura besoin en cas de carence.

Oui, on vous l’a surement déjà dit mais le corps humain est hyper bien fichu. Il vous envoie les signaux nécessaires à votre alimentation (envie, besoin…) et ce dès le plus jeune âge. Donc sachez les écouter! Le problème est que de nos jours les industriels ont tellement chamboulé nos habitudes alimentaires en 50 ans que notre cerveau est dupé, d’où une forte augmentation d’obésité, de diabète et de trouble cardiovasculaire en France et en Europe.

Il faut ré-apprendre à cuisiner pour revenir sur des valeurs plus saines et traditionnels. Nos ancêtres mangeaient surement plus gras mais à l’époque, ils en avaient plus besoin pour tenir l’hiver où le chauffage et l’isolation était bien moins performant qu’aujourd’hui. En effet, nous avons tout le confort de nos jours entre le chauffage ventilé, l’air conditionné ou la climatisation; notre corps se sent bien moins agresser qu’avant. Il travaillera donc beaucoup moins qu’avant à se réchauffer/refroidir; ainsi on perdra beaucoup moins d’énergie/calorie qu’avant! C’est logique!

Donc, ce qu’il faut retenir de tout ça, faites-lui:bebe-heureux-allaitement

-Manger 300/400gr de légumes variés par jour et 100/200gr de fruits

-Limiter les sucres et matières grasses

-Ses plats vous-même pour éviter trop de sel/sucre/gras

-Découvrir les aliments entiers dès le premier âge petit à petit

-Des repas équilibrés

Pourquoi le sommeil est très important ?…..

 

 Pourquoi le sommeil est très important ?…..

Définition: Le sommeil est un état naturel récurrent de perte de conscience (mais sans perte de la réception sensitive) du monde extérieur, accompagnée d’une diminution progressive du tonus musculaire, survenant à intervalles réguliers et dont le rôle est encore mal connu. L’alternance veille-sommeil correspond à l’un des cycles fondamentaux chez les animaux : le rythme circadien. Chez l’être humain, le sommeil occupe près d’un tiers de la vie en moyenne.9

Le sommeil se distingue de l’inconscience (ou coma) par la préservation des réflexes et par la capacité de la personne endormie à ouvrir les yeux et à réagir à la parole et au toucher. Il existe une organisation du sommeil et de ses trois états. Il est question de cycle circadien pour l’alternance entre la veille et le sommeil. Il est question de cycle ultradien pour l’alternance entre le sommeil lent et le sommeil paradoxal.

Le sommeil dépend du noyau préoptique ventrolatéral (VLPO). Déclenché par l’accumulation quotidienne d’adénosine, le VLPO envoie aux centres de stimulation le signal d’arrêter la production d’histamine et d’autres substances qui nous tiennent éveillés.

les rythmes…..

Les rythmes de sommeil de l’enfant sont différents de ceux de l’adulte et ils évoluent avec l’âge. En moyenne, le nouveau-né dort de 16 à 17h par jour ; l’enfant de 3 ans 12h ; l’enfant de 6 ans 10h et l’adolescent de 12 ans 9h. Pour les parents, le meilleur signe d’un bon sommeil est la forme de l’enfant dans la journée. Un enfant qui ne dort pas assez est difficile à réveiller le matin, fatigué, somnolent et irritable dans la journée. Il fait des fautes inhabituelles à l’école, n’est pas attentif et a tendance à prendre du poids sans raison. Dès la naissance, les parents participent à l’acquisition précoce des rythmes biologiques sommeil/éveil et nuit/jour de leur enfant. Cette éducation précoce des rythmes biologiques de l’enfant est souvent pour les parents une expérience qui se fait sans repères précis.

  • L’endormissement : il est important de savoir reconnaître les signes de l’endormissement et de préparer agréablement le sommeil.6
  • La nuit : l’enfant construit son sommeil de nuit progressivement. L’une des particularités du sommeil du petit enfant réside dans la présence de micro éveils physiologiques d’une durée de 1 à 10 minutes après chaque cycle de sommeil ; si les parents interviennent systématiquement par des bercements ou en donnant un biberon, l’enfant risque d’avoir besoin de ses parents pour se rendormir à chacun de ses réveils.
  • Le réveil : il est conseillé de favoriser un réveil spontané. Pour y parvenir, la régularité des horaires de coucher et de réveil est très importante.
  • 3
  • Le sommeil dans la journée : une sieste est souvent nécessaire pour compléter la nuit de l’enfant au moins jusqu’à l’âge de 4 ans et sa durée est fonction du besoin de récupérationChaque petit train correspond à un cycle de sommeil et est composé de plusieurs wagons qui représentent les différents stades de sommeil. La longueur des trains (c’est-à-dire la durée des cycles) mais aussi leur composition, varie d’âge en âge: chez le nouveau né, chaque train est constitué de 2 wagons (1 wagon de sommeil agité et un wagon de sommeil calme) alors que chez l’adulte, chaque train en comprend 5 (2 wagons de sommeil lent léger, 2 wagons de sommeil lent profond, 1 wagon de sommeil paradoxal). Les trains sont courts et nombreux, et les voyages (plages de sommeil comprenant un ou plusieurs trains) se répartissent tout au long des 24 heures. Bébé commence son voyage par du sommeil agité et le poursuit par du sommeil calme. Au bout de 50 minutes, entre 2 trains, le bébé est tout près de l’éveil, dans une période de sommeil intermédiaire (sommeil très très léger).

    Une succession de petits trains qui nous emmènent en voyage aux pays des songes …

    Chaque petit train correspond à un cycle de sommeil et est composé de plusieurs wagons qui représentent les différents stades de sommeil. La longueur des trains (c’est-à-dire la durée des cycles) mais aussi leur composition, varie d’âge en âge: chez le nouveau né, chaque train est constitué de 2 wagons (1 wagon de sommeil agité et un wagon de sommeil calme) alors que chez l’adulte, chaque train en comprend 5 (2 wagons de sommeil lent léger, 2 wagons de sommeil lent profond, 1 wagon de sommeil paradoxal).


  • train du sommeilDe la naissance à 2 mois
    Les trains sont courts et nombreux, et les voyages (plages de sommeil comprenant un ou plusieurs trains) se répartissent tout au long des 24 heures. Bébé commence son voyage par du sommeil agité et le poursuit par du sommeil calme. Au bout de 50 minutes, entre 2 trains, le bébé est tout près de l’éveil, dans une période de sommeil intermédiaire (sommeil très très léger).
  • De 2 à 6/9 mois
  • Les trains sont plus longs (70 minutes environ). 7
  • Le sommeil agité devient, dès 2 mois, du sommeil paradoxal comparable à celui de l’adulte (sommeil des rêves).
  • Le wagon de sommeil calme se transforme en 2 wagons de sommeil lent.
  • Les voyages deviennent progressivement plus longs la nuit (12 heures en moyenne, soit 10 à 12 trains).
  • Pendant la journée, les voyages sont plus courts et sont entrecoupés d’éveils de plus en plus longs.

Le sommeil agité (équivalent du sommeil paradoxal de l’adulte)

Le visage du bébé est animé de petits mouvements, sa respiration est irrégulière, l’activité de son cerveau est intense.Il peut avoir des mouvements corporels au cours desquels il devient rouge, s’étire, grogne. Parfois il peut ouvrir les yeux un court instant. Cela dure de quelques secondes à 1 à 2 minutes et il se calme.2

 

 

Le sommeil calme (équivalent du sommeil lent)

Le bébé est immobile, ses yeux sont fermés sans mouvements occulaires, son visage est détendu. Parfois il a des mouvements de succion périodiques. Sa respiration est calme et régulière.

phases-sommeil

Des spécialistes de santé, nous disent….

« Nos enfants ne dorment pas assez !

Tel est l’avis quasi unanime des spécialistes qui, pour la plupart, lancent un message d’alerte sur les effets négatifs à court terme et les conséquences, parfois plus lourdes, sur le long terme, du manque de sommeil chez les plus jeunes. Lors du colloque «Art complexité cerveau» qui s’est tenu en septembre dernier dans les Alpes-Maritimes, le neurophysiologiste Pierre Bustany a souligné l’impact de ce déficit sur le développement cognitif.

En clair, certains enfants lésés de sommeil seraient aussi lésés d’une partie de leurs capacités d’apprentissage, et ce de façon peu réversible.

Comme le rappelle la psychologue clinicienne Marie-Noëlle Maston dans son dernier ouvrage, de nombreuses fonctions, particulièrement importantes chez l’enfant, s’accomplissent durant le sommeil.

Parmi elles, la sécrétion de l’hormone de croissance, la sécrétion de la prolactine qui stimule le système immunitaire, et aussi, note-t-elle, «les fonctions mentales et psychiques comme la mémorisation et l’organisation des informations acquises pendant la journée». En somme, pour bien apprendre, mieux vaut bien dormir.4

Si certains enfants souffrent de troubles de sommeil de façon chronique, d’autres peuvent traverser des difficultés ponctuelles d’endormissement.

Parmi les plus fréquentes,

La peur du noir,

Courante à partir de 18 mois et jusqu’à l’âge de 7 ou 8 ans. D’origine ancestrale, cette peur est une étape normale du développement émotionnel. Il faut la prendre au sérieux, rassurer l’enfant, noirdéterminer ce qui l’effraie, au besoin installer une petite veilleuse sans fil, ou laisser sa porte de chambre entrouverte.

 

 

Autre difficulté passagère,

L’angoisse de séparation.

L’enfant a du mal à se séparer de ses parents. À moins que ce ne soit l’inverse, comme l’observe Marie-Noëlle Maston dans sa pratique clinicienne:  peur separation«Lorsqu’un enfant a du mal à se détacher de sa mère (ou/et de son père), c’est qu’elle-même éprouve une difficulté à se séparer de lui.» 

 Pour que l’enfant puisse dormir en toute sérénité, il est nécessaire de le «nourrir affectivement pour la nuit».

L’histoire, la berceuse, le câlin, le doudou constituent les «nourritures» précieuses d’un rituel, moment privilégié de rencontre et de détente, qui ne doit toutefois pas s’éterniser. Il faut bien sûr bannir les écrans, sous toutes leurs formes, au moins une heure avant le coucher.

La stimulation visuelle, l’activité cérébrale qu’ils induisent perturbent l’endormissement et la qualité du sommeil. 5

Enfin et surtout, il demeure essentiel de coucher son enfant à une heure raisonnable, correspondant à ses besoins. 

Or, certaines études montrent que les 4-5 ans se couchent fréquemment vers 23 heures ou minuit ! «Les parents ont de moins en moins de présence pleine à offrir à leurs enfants. Comme ils veulent tout de même profiter d’eux, ils les couchent plus tard, ou plutôt les laissent “ne pas avoir envie” de se coucher, alors que ces derniers sont fatigués», constate Marie-Noëlle Maston.

 «Il devient normal de rester ensemble le soir, selon un rythme propre à la famille, avec l’idée sous-jacente que si un enfant n’a pas sommeil, il peut veiller», remarque à son tour la psychiatre Sylvie Royant-Parola. 8

«C’est oublier qu’un petit enfant n’a pas la même notion du sommeil ; il peut s’écrouler de fatigue et pourtant occuper l’espace comme une toupie, montrer un comportement énervé ou hyperactif», 

Cette spécialiste du sommeil, présidente du réseau Morphée, rappelle qu’un enfant de moins de 10 ans a besoin d’un temps de repos fondamental pour être en forme le lendemain, réceptif à l’école.

À la différence d’un adolescent qui commande lui-même son sommeil, l’enfant est synchronisé, dépendant de ses horloges biologiques. Il s’endort et se réveille chaque jour à peu près à la même heure. Le coucher plus tard un soir ne change rien. Le lendemain, il ouvre l’œil toujours aussi tôt… À ce sujet, le docteur Royant-Parola attire l’attention sur les enfants de 10 ans, qui sont les seuls à dormir moins en vacances que durant la période scolaire !

La raison est simple: on les laisse se coucher tard le soir et ils se réveillent toujours aussi tôt. De retour en classe, ils sont épuisés, irritables. fatigué

Fait nouveau, les effets du manque de sommeil observés sur les comportements adolescents concernent désormais aussi les plus jeunes.

«L’enfant peut se montrer irrité, coléreux, agressif, en proie à un mauvais contrôle émotionnel. Il risque de s’accrocher avec ses copains, avec l’autorité, voire passer à l’acte sur un registre plus violent», alerte la psychiatre. 

Le sommeil est un besoin important qui évolue avec l’âge et nécessite le respect attentif de l’entourage.

Les consignes ne sont pas les mêmes pour tous les membres d’une fratrie.

La taille du logement entre alors en ligne de compte.

Lorsque plusieurs enfants dorment dans la même chambre, il n’est pas toujours facile de faire accepter des règles différentes.

Si chacun dispose d’un espace bien à lui, le respect des consignes repose sur l’autorité des parents qui doivent jouer leur rôle en posant des limites.

Dans le cas d’une garde alternée, les parents s’efforceront, chacun de son côté, d’être clairs et cohérents dans leurs habitudes, pour le bien de leur enfant.veil

Enfin, selon Marie-Noëlle Maston, il est important de valoriser le sommeil.

Parfois la chambre est présentée comme un lieu de punition. On ne devrait jamais dire: «Si tu n’es pas sage, tu vas aller au lit.» La chambre, le lit doivent être considérés comme des espaces de ressourcement, de détente, de réconfort. «C’est bon de dormir», «On est bien dans son lit, dans son dodo.» Quel parent pense le contraire ? »

 N’oublions pas …

Le rire et le sommeil sont les meilleurs remèdes du monde

proverbe Irlandais

Sources/ http://www.la-croix.com/Famille/Parents-Enfants/Dossiers/Le-sommeil-un-besoin-a-respecter-a-tout-age- neurophysiologiste Pierre Bustany. psychiatre Sylvie Royant-Parola. psychologue clinicienne Marie-Noëlle Maston. sommeil université de Lyon. ircem

CADUCEE PSY

 

IDEES MENUS POUR LES PETITS BOUTS …..

a table 2a table 1 a table

A table les enfants……………..

« non, les enfants n’aiment pas que les hamburgers et les frites!     Ils aiment aussi les bonnes choses, tout comme vous, et surtout les petits plats mijotés avec tendresse et bons sens… »                                                               Marie Leteuré

« … Je vous conseille d’inaugurer vous même chaque étape de cette diversification en profitant de vos moments de tranquillité. Calme, patience et tendresse sont nécessaires pour valoriser ces changements sans les imposer. Joyeuses découvertes et bon appétit »                                                                                       Dc Frédérique Marcombes

 IDEES DE MENUS

 Voila quelques idées de menus pour enfant de 8 à 10 mois

3déjeuner:

Poulet et courgettes râpées

Semoule au lait à la pêche

——

Merlan au carottes vapeur

Compote pomme-poire-vanille

5diner:

soupe de pomme de terre-cresson et vache qui rit

compote pomme-poir orange eau de fleur d’oranger

_____

soupe verte

semoule au lait

Voila quelques idées de menus pour enfant de 10 à 12 mois

Déjeuner:8

Dinde au jambon et à la polenta

Compote pomme-figue-orange -cannelle

—–

Filet de sole , sauce rose, riz aux épinards

Compote pomme-fraise-rhubarbe

9Diner:

Bouillon alphabet

Mouillettes de comté à la confiture

——

Soupe de carottes aux herbes

Minicrème au chocolat

Voila quelques idées de menus pour enfant de 12 à 24 mois

1Déjeuner:

Omelette mimolette

Tartelette pomme compote

—-

Bifteck haché -œuf à cheval

Ratatouille à la cannelle

Compote pomme-fruits rouges

——

Merlan pané aux herbes et pommes de terre

Laitage+ confiture de petites fraises à la menthe

10Diner:

Gâteau de Saumon

pomme four

——

Soupe de légumes au boulgour

Crème à l’orange

——

Soupe de poulet au curry

Laitage + confiture pêches-abricots – Framboises au jus de groseille

Voila quelques idées de menus pour enfant de 24 à 36 mois

6Déjeuner

Petit Taboulé

Poulet aux raisins et aux aubergines

Petite mousse au chocolat à la crème

——

Salade Crabe-concombre

Cabillaud aux épices

raisins au chèvre et aux pistaches

——

Moules Frites

Gâteau roulé

7Diner:

Risotto aux légumes

Minestrone de fruits et yaourt glacé

—–

Soupe de courgettes- crème de gruyère

Gâteau à la banane

—–

Pizza clown

Laitage + Coulis de fraise (ou de framboise, de cerise, de groseille, de myrtilles)2

sources/ M.Leteuré & Dc F.Marcombes

 

LA BRONCHIOLITE : Crainte Fondée? …Excès de panique?

DEFINITION: Une bronchiolite est une infection aiguë des voies aériennes inférieures d’origine virale, touchant les petites bronches du nourrisson et du jeune enfant et se transmettant sur un mode épidémique saisonnier. Les symptômes respiratoires sont souvent inquiétants pour les parents, mais cette maladie est le plus souvent bénigne. Pourtant dans certains cas des complications sont possibles et certains signes doivent conduire à consulter rapidement un médecin.2

Tous les ans, on tremble à l’approche de l’épidémie, même quand les petits ont soufflé leur première bougies. Crainte Fondée? Excès de panique?

On fait le point!

La voila , elle revient. Chaque hivers la Bronchiolite refait son apparition, avec un pic record entre décembre et mars. plus d’une centaine de virus seraient susceptibles de la provoquer, mais le VRS ( virus respiratoire syncitial) serait le plus répandu environ 80% des cas.

Il s’attaque aux dernières ramifications des bronches « les bronchioles » des petits enfants. Ce virus est très contagieux, par un simple éternuement. 11

il est recensé ainsi entre 300000 et 500000 enfants touchés par an, dont prés de 30% chez les moins de 2 ans.

Bénigne dans 95% des cas…

Au début , on croit à une simple rhinite, puis ensuite vient la toux. d’abord sèche, puis grasse. Dans certain cas, une fièvre légère à modérée, une perte d’appétit, des vomissements et des complications respiratoires apparaissent. Ces dernières ne sont pas forcément sévères.

10La maladie est même le plus souvent bénigne, la majorité des enfants ne développant que les symptômes d’un rhume. D’autres ont les bronchioles atteintes, mais peuvent être soignés à domicile.

Seul 5% d’entre eux nécessitent une hospitalisation. Les signaux à surveiller avec vigilance , sont :

Halètements, râles, sifflement, creusement au niveau intercostal et du sternum au moment de l’inspiration, agitation ou apathie, pâleur, cyanose (coloration bleu de la peau et des muqueuses)..

Cela indique que les bronchioles sont obstruées, l’inflammation à épaissi leur paroi, et le mucus forme un bouchon freinant l’écoulement de l’air. L’hospitalisation sera immédiate. L’enfant sera pis en charge avec une oxygénothérapie , 5  un maintien de son hydratation et nutrition, voire un traitement par antibiotiques.

Ce sont surtout les moins de 3 mois et notamment les moins de 6 semaines avec qui il faut se montrer extrêmement prudent . leur toux est trop faible pour évacuer les sécrétions et le calibre de leurs bronchioles si minuscule qu’il se bouche facilement.

 

Les prématurés et les enfants présentant des pathologies respiratoires ou cardiaques seront particulièrement fragiles, donc devront être surveillés. Heureusement en France, il leur est prescrit un médicament préventif qui aide leur organisme à se défendre efficacement contre le VRS. 3

Mais si ce traitement est si efficace, pourquoi ne pas l’administrer à tous?

Parce qu’il est très onéreux et que les bébés ne présentant pas de vulnérabilité notable sont capables de se rétablir autrement.13

Rappelez vous 95% des bronchiolites sont anodines et se traitent à la maison, donc inutile de paniquer.

 

Restez vigilants, surveillez de près les signes

Dès l’apparition de la toux, n’attendez pas de voir si elle dégénère, aller chez son docteur pour avoir son avis et une prise en charge adaptée.

Impossible d’avoir un rdv ? Contacter le Réseau Bronchiolite (www.reseau-bronchio.org). Il existe des points relais dans toute la France avec des professionnels joignables et consultables 7j/7.

Si le diagnostic est confirmé, le médecin prescrira les médicaments adéquates, afin de désencombrer les voies aériennes supérieures. Il pourra être prescrit de la kinésithérapie 1respiratoire. Toutefois certains spécialistes ne sont pas favorables à la kiné.., la trouve inefficace, voire traumatisante et violente. Traitement qui fait débat…

 

 

 

« Quoique le médecin est prescrit, les conseils pour soulager l’enfant au domicile, seront de fractionner ses repas, de le faire boire régulièrement, le coucher sur le dos, pas trop couvert, en surélevant son matelas coté tête, afin de facilité sa respiration. »

la première arme face aux épidémies infectieuses restera la prévention dans les soins, les gestes et us.

2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Se laver les mains systématiquement à l’eau et au savon pendant au moins 30 secondes avant de s’occuper de l’enfant.

Veillez à ce qu’il n’y ait pas d’échange de tétines, biberons et de couverts non nettoyés entre fratrie ou copains d’accueils.

Aucun bisou non plus sur le visage ou sur les mains de l’enfant en période d’épidémie.

Le port du masque est obligatoire pour tous les membres de la famille ou l’accueillant enrhumé, qui souhaite approcher l’enfant.

1Si une quinte de toux vous prend? S’éloigner d’au moins 1.5m de l’enfant, car au delà les gouttelettes de votre salive ne l’atteindront pas.

Maintenir un niveau d’humidité et ne chauffer pas le domicile au-dessus de 19°. Car ce virus se complait dans les atmosphères sèches. Il adore les endroits confinés comme les crèches, les transports en commun ou les centres commerciaux.

Donc éviter de sortir les enfants dans les lieux publics.

Aérer le lieu d’accueil, domicile, chambre au moins 10 minutes par jour, même par grand froid. 6

Enfin ne pas oublier que le tabagisme passif est néfaste !

MEDECIN

 

 

 

sources/ inpes, infobébé.com

LES POUSSÉES DENTAIRES ….

Les poussées dentaires des bébés…

Extrait de l’ouvrage du Docteur en Pédiatrie Philippe Grandsenne

dent8« Cet andidico » dénonce avec bonheur une centaine d’expressions toutes faites et d’idées reçues, et tort le cou à de nombreux préjugés des nourrissons et des enfants »

« Quand un enfant vient me voir et qu’il souffre d’une poussée dentaire douloureuse, j’aide la dent à sortir, ce qui le soulage instantanément. J’utilise pour cela un abaisse-langue en plastique transparent et, en appuyant sur la gencive étirée au maximum par la dent, j’offre à celle-ci un appui qui lui permet de percer la gencive. L’abaisse-langue transparent me permet également de voir à travers pour être sur qu’il n’ya pas trop d’épaisseur de gencive. Ce n’est même pas douloureux, la muqueuse tendue à l’extrême n’est plus sensible… il n’est pas question qu’un adulte non professionnel de la médecine tentent de le faire lui-même. La technique habituelle, ancienne, qui s’est pratiquée pendant des décennies était de râper la gencive avec un morceau de sucre. Il m’est ainsi arrivé de voir en consultation un enfant à qui il manquait près de d’un demi-centimètre de gencive, on l’avait râpée comme avec du papier de verre. Il n’est pas question de faire cela, d’aller de l’extérieur vers l’intérieur pour chercher la dent ! Il s’agit de se mettre simplement à l’extérieur pour permettre à la dent d’inciser la gencive.
Je pense que c’est la distension de la gencive qui provoque tous les ennuis qui vont avec les poussées dentaires : la fièvre et la diarrhée, qui n’est pas une diarrhée liquide déshydratante, mais qui a une odeur infâme, totalement caractéristique des poussées dentaires. Depuis que je pratique cela et que j’aide une dent à sortir, la fièvre qui était montée à 40°C disparait en 2h, les fesses rouges redeviennent roses et le caca, liquide et particulièrement malodorant, redevient normal ; tout se règle instantanément.
Il peut cependant arriver que l’on prenne pour une poussée dentaire ce qui est en réalité une véritable pathologie. C’est pour cette raison qu’il n’est pas question de s’occuper des dents sans faire un bilan de santé de l’enfant. Si les symptômes disparaissent à la sortie de la dent, c’est qu’elle en était la responsable, mais il est tout de même nécessaire d’examiner l’enfant…. Il ne faut pas confondre avec les symptômes de la gastroentérite …depuis que je soigne ainsi les poussées dentaires, je soigne beaucoup moins de gastroentérites, la plupart des diarrhées sont dues aux dents.
Le mot diarrhée lui-même correspond à des selles trop liquides et trop fréquentes. Les selles des poussées dentaires ne sont pas de véritables diarrhées, seulement des selles plus molles et qui sentent vraiment très mauvais. Je suis convaincu qu’il arrive que les enfants soient sous antibiotiques et parfois hospitalisés pour de simples poussées dentaires… »

Le développement dentaire ou odontogenèse est le processus complexe par lequel se forment, grandissent et apparaissent les dents dans la bouche. Afin que les dents humaines se développent dans un environnement buccal sain, l’émail, la dentine (ou l’ivoire), le cément et le parodonte doivent tous se développer aux stades adéquats du développement fœtal. Les dents de lait (ou déciduales, ou temporaires) commencent à se développer entre six et huit semaines de vie in utero et les dents définitives vers la vingtième semaine de grossesse. Si les dents n’ont pas commencé à se développer à ces stades, elles ne pourront plus se développer par la suite.
Les processus responsables du déclenchement du développement des dents ont fait l’objet d’un nombre important de recherches. Il est largement admis qu’un certain nombre de molécules (facteurs de croissance, de régulation…) sont indispensables dans les tissus du premier arc branchial pour permettre ce développement.

Qu’est-ce que les poussées dentaires?

Chez certains enfants, l’éruption des dents de lait (aussi appelées « dents primaires » ou « dents de bébé ») passe presque inaperçue, tandis que chez d’autres, elle s’accompagne de divers malaises ou de douleurs.
Âge des premières dents : les premières dents percent généralement entre 4 mois et 7 mois, souvent autour de 6 mois, parfois plus tôt. Certains enfants naissent même avec une ou deux dents. Dans d’autres cas, les premières dents n’apparaissent qu’à l’âge de 1 an.
Leur âge d’apparition, très variable, est en moyenne le suivant :dent
• les deux incisives du bas, puis celles du haut (de 6 à 12 mois);
• les incisives latérales (de 9 à 13 mois);
• les premières molaires (de 13 à 19 mois);
• les canines (de 16 à 22 mois);
• enfin, les deuxièmes molaires (de 25 à 33 mois).
Dans la majorité des cas, à 3 ans, l’enfant a ses 20 dents primaires.
Pendant ce temps, la deuxième série de 32 dents se développe dans les mâchoires. Elle apparaît entre 6 ans et 16 ans. Quant aux dents de sagesse, elles percent généralement à partir de 16 ans ou plus tard, parfois même jamais!

Quels sont les symptômes d’une poussée dentaire?

Si les dents de certains bébés sortent sans aucun souci, pour d’autres, c’est un moment douloureux et pénible.dent6

En plus de la douleur, on observe plusieurs signaux et symptômes de la poussée dentaire.

10 indices qui ne trompent pas chez bébé :
• des gencives rouges et boursouflées
• des joues ou le visage rouge(s)
• bébé se frotte l’oreille du côté de la percée dentaire
• bébé bave beaucoup
• il a un sommeil perturbé
• il manque d’appétit
• il mord tout ce qu’il trouve
• il a un caractère plus agité ou grognon
• les fesses rouges (érythème)
• selles malodorantes, très molles.denti3

Pour les bébés qui ont tout ou une partie de ces symptômes, la poussée dentaire n’a rien de drôle (pour leurs parents non plus !). La plupart des experts pensent que ces symptômes ne sont pas liés à la poussée dentaire, ils ne surviennent pas systématiquement quand les bébés font leurs dents. Il vaut mieux les traiter comme une affection différente et toujours consulter le médecin si vous vous inquiétez.
Normalement, les poussées dentaires ne provoquent pas de complications.
Il se peut que la bave donne une éruption rouge sur le menton et la lèvre inférieure de votre bébé. Pour éviter que cela ne se propage, essuyez délicatement avec un mouchoir doux en coton, en faisant attention de ne pas trop frotter.

Pour empêcher d’autres irritations : passez-lui de la crème comme de la vaseline sur son menton au moment du coucher et avant de sortir.

Pourquoi la poussée dentaire est-elle douloureuse?

Les dents de votre bébé ont commencé à pousser quand il était encore dans votre ventre : des bourgeons de dents se sont formés dans la gencive.dent5

Quand les dents se développent, elles percent les gencives, un processus douloureux qui provoque des irritations et un gonflement. Si une pression semble soulager la douleur, la succion ne fait qu’attirer le sang vers les zones enflées, ce qui les rend particulièrement sensibles. C’est pourquoi certains bébés rejettent temporairement le sein ou le biberon quand ils ont une poussée dentaire.

Soins et conseils pratiques

N’hésitez pas à réconforter et à cajoler votre enfant quand il a une dent qui perce. Les quelques soins qui suivent vous aideront à soulager son malaise ou sa douleur.
• Frottez-lui doucement les gencives avec une débarbouillette imbibée d’eau froide et enroulée autour de votre doigt (lavez-vous bien les mains d’abord). Vous pouvez le laisser mâchouiller la débarbouillette, mais vous devez le surveiller. Vous pouvez aussi lui masser les gencives très doucement avec une brosse à dents pour bébé aux soies très souples. Utilisez-la avec beaucoup de délicatesse.denti1
• Donnez-lui un anneau de dentition en caoutchouc. Choisissez-en un qui est incassable, qui ne s’effrite pas et qui est assez gros pour ne pas pouvoir pénétrer entièrement dans la bouche de votre bébé. Idéalement, sa surface doit être texturée. Évitez les anneaux en PVC ou ceux qui renferment du liquide. On peut réfrigérer un anneau de dentition, mais on ne doit pas le congeler. Il ne faut pas non plus l’attacher autour du cou de l’enfant.

À éviter :

le collier de noisetier, les légumes crus et le biscuit de dentition
S’il est très à la mode dans certains milieux, le collier de noisetier est déconseillé par les autorités médicales à cause du risque d’étouffement du bébé. Ne donnez pas non plus à votre enfant des morceaux de légumes ou de fruits crus « durs » (pomme, carotte, céleri, etc.) avant l’âge de 2 ans.
Les biscuits de dentition sont également déconseillés à cause du sucre qu’ils contiennent et qui cause la carie dentaire.
Les gels analgésiques topiques sont dangereux, car les bébés peuvent les avaler.

Combien de temps va durer la poussée dentaire?

Comme pour la sortie de sa première dent, la durée de la poussée dentaire diffère selon chaque enfant. Certains vont souffrir pendant quelques jours avant que leur dent apparaisse, alors que d’autres bébés auront tous les symptômes d’une poussée pendant plusieurs mois sans que rien n’apparaisse.dsent4

La bonne nouvelle ? Pour la plupart des bébés, les premières dents sont les plus dures à supporter. Les problèmes liés à la dentition ont tendance à s’estomper lorsque les molaires (les grandes dents du fond) apparaissent, ce qui n’arrive pas avant le premier anniversaire de bébé.

Le brossage des dents :dent36

dent7Autour de 2 ans, on peut offrir une brosse à l’enfant le matériel dont il aura besoin pour se laver les dents tous les soirs avant de se coucher.
Un dentifrice pour enfant, un verre à dent et une brosse.
Une fois que l’on aura expliqué à l’enfant comment s’y prendre, on pourra le laisser se débrouiller seul. L’important est de bien lui apprendre ! Progressivement, on lui expliquera l’importance de se laver les dents régulièrement après chaque repas si possible.
Sources ; Doc. P.Grandsenne Pédiatre (Ouvrage : « anti-dico du bébé ». aux éditions Marabout), Docteur Anne Bacus psychothérapeute (Ouvrage : « votre enfant de 1 à 3 ans » aux éditions Marabout), naitregrandir.com / babycenter

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