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Compte rendu de notre porte parole Isabelle du 34

Notre porte parole Isabelle du 34,

a rencontré son CG, ci-dessous son compte rendu.cg34

Merci pour cette démarche.

 

Isabelle Prévot

ENTRETIEN AU CONSEIL GÉNÉRAL DE L’HERAULT
POUR LA PRÉSENTATION DU CAMAM
Collectif pour l’Avenir de notre Métier Assistant Maternel

Le 21 avril 2015 – 14H30

COMPTE-RENDU

J’ai été reçue à Montpellier, dans les locaux de la P.M.I. par Madame Teisserenq Maguelone.
Il s’agit de la personne en charge de la validation ou du refus des demandes d’agrément d’Assistantes Maternelles.
L’objectif était de présenter le CAMAM 34.

L’accueil qui m’a été fait a été chaleureux et l’entretien a été très agréable.

Mon interlocutrice comprend et rejoint assez largement la démarche du CAMAM, considérant que :

• Le CAP Petite Enfance n’est pas le diplôme adapté pour les Assistantes Maternelles.
• La formation de 120 heures des Assistantes Maternelles n’est pas non plus totalement adaptée… certainement trop légère, avec des lacunes et des manques sérieux au niveau des modules.
• Que ce « diplôme » ne correspond plus à la réalité de notre Profession.
• Un diplôme bien spécifique devrait être créé par les législateurs, afin que notre métier de soit plus banalisé, mais que les Assistantes Maternelles soient reconnues comme des professionnelles de la Petite Enfance.

Cependant, Madame Teisserenq Maguelone a souligné les points suivants :

• Son rôle se limite à appliquer les directives législatives. Elle n’a aucun pouvoir pour changer la formation actuellement mise en place pour les Assistantes Maternelles.
• Elle ne peut pas non plus actuellement limiter les AGRÉMENTS.

Madame Teisserenq Maguelone fera faire remonter notre entretien dans sa hiérarchie, et nous resterons en contact .
ACCEPTANT DE TRAVAILLER EN PARTENARIAT AVEC LE CAMAM, nous pourrions dans un
avenir proche intervenir directement au sein de la PMI.

En conclusion, je suis très contente des échanges que nous avons eu (contrat, M.A.M., ANPE, Relais, notre isolement, formation, diplôme, vocation, agrément, etc…).

Il nous faut continuer à faire connaître le CAMAM, car l’entretien de ce jour me conforte dans l’idée que nous allons arriver à faire bouger les législateurs.
La mise en place d’une Formation bien spécifique, d’un diplôme obligatoire, devraient être reconnus comme une nécessité avant d’exercer…..

afin que toutes ASSISTANTES MATERNELLES fassent CE MÉTIER PAR VOCATION !

Isabelle PREVOT
Porte-parole du CAMAM 34

Conseil Général de l’Hérault 100, rue d’Alco
34087 Montpellier cedex 4

– Non libre de droit-

 

 

 

COMPTE RENDU DU COLLOQUE DE CALUIRE 69 DU 21/03/2015

 

521RENCONTRE NATIONALE DES ASSISTANT(E)S MATERNEL(LE)S

le 21 mars 2015

Organisée par AAMADEL sa présidente Soraya Souilah

(Association des Assistantes Maternelles Agréées de LYON

 Le thème: 

« La volonté politique peut-elle suffire à professionnaliser les Assistantes Maternelles et permettre une reconnaissance du métier dont le savoir est souvent discret et invisible »

INTERVENANTS:

Philippe Cochet le député maire de Caluire, commune du la métropole de Lyon.

Dominique Nachury, député de la 4ème circonscription du Rhône, conseillère municipale de Lyon et ancienne présidente de la CDAJE du Rhône

Suzon Bosse-Platière, Psychopédagogue, formatrice spécialisée petite enfance, auteure et co-auteure de différents ouvrages

Sandrine Bruas psychologue de travail, ancienne assistante maternelle ayant réalisé son mémoire de fin d’étude en Psychologie du Travail sur le thème  » La Professionnalisation des Assistants Maternels »

Lydie Poncet, Créatrice du petit d’homme en 2001, accompagnatrice des porteurs de projet pour le M.A.M. et Micro Crèches

Le CAMAM représenter par Véronique Lorrette, Marie Noêlle Lorenzi, et Armele Woolf de la commission de travail et Coralie Camara porte parole du 84 et Sébastien Meunier porte parole du 69.

 La professionnalisation est un thème très à la mode » dans le monde du travail et nous aimerions comprendre ce qui se cache derrière cet engouement. La question de la formation est souvent centrale dans les dispositifs de professionnalisation hors seul l’agrément octroyé par le conseil général autorise de travailler comme assistante maternelle et non le diplôme.

Aujourd’hui, encore aucune filière professionnelle n’existe pour l’emploi d’assistante maternelle.

La volonté politique peut elle suffire à la professionnalisation des assistantes maternelles et permettre une reconnaissance du métier ? Quels impacts peuvent avoir la mise en œuvre des savoirs faire discrets et invisibles sur le processus de professionnalisation.

Comment faire reconnaitre ce métier qui s’exerce à l’abri des regards dans un huis clos du domicile du salarié avec des prescriptions tacites et des savoirs faire discrets qui demeurent assez mal connues et reconnues …

C’est devant une assemblée de 70 personnes, représentants de RAM du 69, 21, assistants maternels du 69, 84, 34,42, porte paroles du CAMAM du 69 et 84 que cette rencontre à débutée avec

Mr Philippe Cochet ;

qui nous félicite de notre présence, nous parle de la place donnée à la petite enfance sur sa commune et reconnaît la méconnaissance de notre métier et tient à préciser que cette rencontre participe à cette valorisation.SAMSUNG CAMERA PICTURES

 

Suivi de Dominique Nachury;

qui insiste sur les besoins des familles qui évoluent. Elle relève les singularités des assmats à travailler chez elles et c’est ce qui en fait une richesse qu’il est souhaitable de préserver. Il y a 13000 assmats sur le Rhône .Elle reconnaît l’appétit des familles pour le collectif. Il faut arriver à conserver un équilibre dit elle : « cela nécessite une évolution :

-aux besoins nouveaux des familles

-une organisation de notre profession au quotidien ( s’intégrer dans les structures, ram, associations). La profession doit accepter de passer des conditions à travailler isolée et à s’ouvrir vers les structures. Il faut savoir nous adapter encore mieux qu’au collectif aux besoins des familles en participant à des activités tout en ayant un accueil personnalisé.

Elle est interpellé sur les rythmes scolaires sur lesquels les assmats n’ont pas été consultées et des exemples précis d’incohérences lui sont donnés ( rythme des bébé incompatibles!). « Peu de consultation même au niveau national et trop de précipitation » selon elle et un gouvernement qui s’est déchargé sur les communes. Pour elle, il est difficile de juger car toutes les communes fonctionnent différemment. Elle regrette que nous n’ayons pas de représentativité et que cela est du à une non organisation de notre métier et regrette cette disparité de notre organisation (même s’il y a des syndicats, il n’y a pas de regroupement).

Elle est interpellée sur le fait que lors des réunions municipales d’information aux familles sur les modes de garde, on parle très peu des assmats. « Effectivement, il y a une méconnaissance du métier et précise qu’il faut réfléchir à travailler sur cette méconnaissance ». Elle précise qu’elle fera remonter cette information auprès du gouvernement.

 

SAMSUNG CAMERA PICTURESSuzon Bosse-Platière ;

Nous présente son analyse sur notre métier, souligne effectivement qu’il faut absolument pour la pérennité de ce métier une reconnaissance professionnelle. Soucieuse de l’avenir de notre métier, Suzon Bosse-Platière œuvre pour notre défense et notre valorisation.

Ce métier à été construit sur une expérience de « mère au foyer », et par ce fait se trouve bancale par rapport aux statuts, partagé entre le professionnel et l’éducatif.

Plusieurs difficultés pour ce métier:

Confusion des espaces et temps

Confusion des rôles

Confusion du domaine privé et public

Ce métier est un métier de relation et d’éducation, ce qui entraîne des exigences professionnelles, de savoir être, savoir faire et de devoirs professionnels.

Cette analyse, démontre également, que les acquis professionnels doivent passer par une formation spécifique au métier , par l’expérience, la maturité de la personne.

LIRE L’ETUDE COMPLETE de SUZON BOSSE-PLATIERE   ICI. CALUIRE 21-03 15

REP

Après la pause déjeuner fort sympathique et conviviale, nous avons repris la séance avec;

Sandrine Bruas;

qui à évoqué le questionnement sur la valorisation et reconnaissance du métier.

« On peut se demander quel impact la mise en œuvre de savoir-faire discrets peut-elle avoir sur le processus de professionnalisation des assistants maternels ? En effet, nous pensons que le caractère invisible du métier d’assistant maternel, qui s’exerce dans le huis clos du domicile, à l’abri des regards, renforce la difficulté à le reconnaître comme une profession de la petite enfance, à part entière. Souvent l’idée reçue selon laquelle il s’agit d’un travail que « tout le monde peut faire », persiste dans l’inconscient collectif. Dans cette perspective, les leviers de la reconnaissance professionnelle seraient la visibilité du travail accompli. S’il ne s’agit pas d’un métier comme les autres, la professionnalisation passerait, donc, d’abord, par l’identification et la reconnaissance des spécificités et des enjeux de son exercice »

La finalité de ce questionnement, nous laisse entendre que la réelle professionnalisation et valorisation du métier , devront être de la volonté et du combat des professionnels eux même.

L’audience ,c’est poursuivie par la présentation du

CAMAM, à l’assemblée, son projet et sa démarche, par Véronique Lorrette suivi de l’intervention de Marie Noëlle Lorenzi

11071247_818870381531621_1624380329_oLe CAMAM est un regroupement d’assistants maternels (de 3500 membres à ce jour),

Le CAMAM, c’est aussi 52 départements représentés par nos porte-paroles bénévoles

Parce que depuis plusieurs années, trop d’assistantes maternelles arrivent sur le marché, sans réelle vocation, simplement encouragées, dans cette période de crise, par notre société.

De ce fait, en découle une trop grande offre, par rapport à la demande, ce qui entraine :

Une recrudescence d’inscription au pole emploi

Des baisses de tarif horaire

Un dénigrement, une banalisation, une « non reconnaissance » du métier

S’en découle également, la  « non prise en compte »  de la mesure réelle et sérieuse des responsabilités qu’entraine cette profession :

Lassitude dans le travail

Dommages collatéraux

Non professionnalisme

Notre but est une création d’un diplôme d’assistant maternel obligatoire aux apprentissages fondamentaux obligatoires avant exercice pour la nouvelle génération pour exercer. sans effet rétroactif pour les assmats en place

Nous pensons que le CAP Petite Enfance n’est pas réellement adapté à notre profession

Trop basé sur la structure collective et pas assez sur l’accueil à domicile

11068731_818897961528863_1649150007_oNous proposons :

La création d’un diplôme spécifique de niveau V aux nouveaux assistants maternels avant agrément, sans effet rétroactif obligatoire pour les assmats en exercice. A ces derniers seront proposés des remises à niveaux dans le cadre de la formation continue et l’obtention du diplôme par VAE si le candidat le souhaite.

Qui serait accessible par une formation adulte, pour une finalité diplômée, avec un mode de recrutement spécifique, avec modalités spéciales, et équivalences pour pouvoir accéder ensuite à d’autres métiers.

Ce diplôme ne peut être ouvert de manière différentié.

Il est nécessaire de prendre en compte, l’autonomie du candidat, l’autonomie matérielle, la situation familiale.

Ce diplôme ne peut être mis en place par l’éducation nationale, les candidats seraient trop jeunes, « un enfant ne peux pas s’occuper d’un enfant dans ce contexte là». C’est différent dans un contexte d’encadrement direct, comme dans un accueil collectif.

L’organigramme de ce futur diplôme  est simple avec,

Un tronc commun aux métiers de la PE, en suite des stages de découvertes dans différentes structures collectives, chez des assmats avec expérience, (afin de permettre le choix de l’activité d’accueil), avec la possibilité de passerelles entre les différentes filières (options), aux choix du candidat.

Ce système ne marginalise en aucun cas le métier d’assmat, mais, le met au même pied d’égalité de compétences que le CAP PE. (L’accueil familial au même niveau que l’accueil collectif avec leurs spécificités propres)

Pourquoi le vouloir obligatoire avant agrément ?

Pour que justement les candidats ne se trompent pas d’orientation professionnelle, (grâce aux stages de découvertes des métiers !)

Nous souhaitons des professionnels conscients de leurs choix et non pas en obligation de suivre des apprentissages qu’ils ne souhaitent pas, pour lesquels ils n’ont pas de vocation, et par la même seraient déçus et frustrés dans leurs projets professionnels. 

11071187_818871534864839_1812486220_oMarie-Noëlle  interpelle l’assemblée par des questions;

« La plupart d’entres nous ont lu Jean Epstein et connaissent l’extrait « Assistantes maternelles 100 métiers »…

Marie Noëlle questionne le public à les énoncer (comptable, psychologue, juriste, infirmière, cuisinière, maitresse d ‘école, conseillère conjugale, femme de ménage, lingère, éducatrice, diplomate etc….)et pose ensuite la question «  qui parmi vous a été suffisamment formé à tous ces métiers ? »

La réponse se trouve être négative, bien sur!

 » Ne pensez vous pas par exemple, que la formation à  » la gestion du stress » devrait être fait en aval de professer ? »

Le public acquiesce !

Elle remonte le fait déplorable que l’on ne parle de nous à travers les médias que lorsqu’il se passe un fait divers odieux par amateurisme.

« Qui parmi vous a été suffisamment informé au SBS (syndrome du bébé secoué), qui a été formé aux risques de violence chez les assmats ? »

là aussi la réponse se trouve être « peu » ou « négative »

« Ne pensez vous pas que ces faits déplorables que l’on entend ne peuvent être enrayés de part une information et formation approfondie? »

La violence a un historique qui est ancré dans notre culture précise t elle.

« Comment une assmat qui n’a pas réussit lUP1 peut elle savoir étudier un contrat, analyser une ordonnance ou une notice de médicament avec compréhension ? »

Ce ne sont que des exemples mais ils représentent bien l’insuffisance de la formation des assmats aujourd’hui et la nécessité d’une véritable formation diplômante, afin de pouvoir valider les compétences et non les subodorer par une formation obligatoire mais sans obligation de réussite et de simples visites de professionnels de la Petite Enfance.

Ainsi l’agrément ne serait effectif que pour le lieu d’accueil.

Beaucoup de retours positifs, d’acquiescements, à la présentation des doléances du CAMAM pour la valorisation de métier par la proposition d’une création de diplôme spécifique assmat . Il semblerai qu’une prise de conscience débute, dans le sens que « oui » effectivement, tout le monde ne peut pas faire ce métier, et qu’il est temps que les compétences pour ce métier soient avalisées en amont de l’agrément . Que le contrôle devra être maintenu mais dans un réel soucis , d’échanges, de soutiens et d’accompagnement. Des bulletins de membre soutien, ont été remplis et des remerciements ont été adressés au CAMAM.

Le débat c’est poursuivi par l’intervention de

Lydie Poncet;

« A partir de mon expérience acquise depuis la création en 2001 du petit d’homme, lieu d’accueil atypique et innovant qui se situe entre la crèche parentale et chez l’assistante maternelle. »

le débat c’est porté sur les MAM, il en ressort qu’un projet MAM doit être établi avec précision, étude de marché , projet éducatif, etc… avec les tenants et les aboutissants.

que beaucoup d’assmats essayent de créer des MAM , pour casser leur solitude, pour être reconnues auprès des PE, comme de réelles professionnelles de la Petite Enfance.

Ce mode d’accueil reste ambigu, le statut également est équivoque, dans le sens ou c’est un accueil collectif mais fait par des assmats. Cela aussi doit évoluer…

Cette journée se termine , sans vraiment l’avoir vu passer, à la satisfaction de tous, encore une fois que de belles rencontres.

-Non libre de droit-