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LA D.M.E KAZAKO ??

LA D.M.E KAZAKO ??

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La DME est une méthode de diversification qui peut s’appliquer à tous les bébés, bien qu’elles soient le plus souvent présenté aux bébés allaités. En effet, c’est la parfaite continuité d’une alimentation « à la demande » et elle convient parfaitement à des bébés dont la mâchoire a été renforcé par l’effort de succion du sein, qui se développe plus que sur tétine.
Le principe de la DME repose sur le fait de laisser l’enfant découvrir les aliments bruts, sans préparation. On lui donnera des aliments cuits ou cru selon leur texture et toujours de la taille de leur poing. Un tronçon de banane ou un quartier de pomme fondante cuite, un morceau de concombre ou une carotte cuite à l’eau. dme3

La première année, la diversification n’est pas un moyen de nourrir véritablement l’enfant, mais de lui faire découvrir de nouvelles saveurs et nouvelles textures. Vous n’êtes pas à l’abri de voir que votre enfant n’a fait que suçoter sa carotte et qu’au final, le bavoir, la table et le chien qui attendait à terre ait plus mangé que votre petite tête blonde. C’est pas grave !
Votre bébé a besoin d’autonomie et la DME permet d’y répondre facilement.

Vous disposez sur son plateau des morceaux de légumes et fruits (toujours comme en diversification classique: un légume à chaque fois pendant 3 jours pour détecter les allergies), il va alors développer sa gestuelle main-bouche, sa motricité fine (le moment des petits pois est un pur bonheur à observer!), sa confiance en soi, la connaissance des aliments: à chaque mastication, bébé va prendre le temps de mâcher et d’analyser ce qu’il mange, son cerveau va tout décortiquer, ce qui permettra à bébé de savoir ce dont il aura besoin en cas de carence.
QUAND COMMENCER LA DME?

Le moment idéal correspond à celui où bébé tient assis. Dans le cadre de la motricité libre, où on attends que bébé acquiert seul la position assise, on assiéra bébé sur ses genoux.

Quand bébé montre son intérêt pour ce que vous mangez (hurle en vous voyant manger, essaye de chipper dans votre assiette) c’est qu’il est prêt ! dme1

Attention toutefois, l’OMS recommande une alimentation lactée exclusive les 6 premiers mois, le lait couvre tous ses besoins, inutile de vouloir compléter pour un apport de vitamine ou minéraux.

J’ai peur qu’il s’étouffe, puis-je faire un mix?

Le risque d’étouffement est minime si vous respectez la taille des aliments. En cas de fausse route, bébé est doté d’un gag reflex qui lui permettra de recracher l’aliment. Chez les adultes, l’endroit qui déclenche ce réflexe se situe au fond de la gorge, chez le bébé il est au milieu de la langue les premiers mois (jusqu’à 9-10 mois mais à ce moment là, bébé aura appris à gérer les morceaux)
Beaucoup de mamans pratiquent la DME à la maison, tandis que bébé est en purée chez la nounou, à la crèche. Dans l’idéal il serait mieux de faire des purées moins lisses, avec morceaux pour qu’il n’y ait pas de confusion.

Il faut un matériel spécifique?

Un tablier pour votre enfant (ceux des loisirs créatifs), éventuellement une bâche au sol (si vous avez un chien c’est tout benef!) et une bonne dose de patience !
N’oubliez pas de laisser à sa portée des couverts adaptés à sa taille, votre bébé sera capable très tôt de se servir de sa cuillère, puis sa fourchette (ils sont bien plus malin qu’on le pense).

Ou trouver des informations?

La DME étant une méthode qui nous vient d’Angleterre, vous ne trouverez pas de livres en français. dme4

Si vous lisez l’anglais, ce livre est très bien : Baby-Led Weaning: The essential guide to introducing solid foods- and helping your baby to grow up a happy and confident eater.

Il y a cependant un site français qui est la référence :

www.diversificationalimentaire.com

Ce livre ne traite pas à proprement parlé de la DME, mais il la mentionne. Ne vous fiez pas au titre, il traite de l’alimentation en général:
Mon enfant ne mange pas, Carlos Gonzales.

Quels sont les avantages par rapport à une diversification classique?

L’autonomie bien sur ! Rien n’est plus frustrant pour bébé d’attendre la bouche ouverte que la cuillère de purée arrive enfin dans sa bouche ! Bébé gère lui même son appétit: fini le sacro-saint « une cuillère pour maman, une cuillère pour papaaaa », fini de faire l’avion pour qu’il mange, fini les « allez, encore une cuillère et c’est fini »:

Bébé GÈRE SEUL son alimentation ! Et c’est magique !
Bébé n’est pas isolé lors des repas. En effet difficile de manger soi même et donner une purée en même temps à bébé….

Avec la DME, bébé est à table avec ses parents et partagent le repas, c’est beaucoup plus convivial.
La DME permet de manger des aliments qu’on ne trouve pas forcément dans les purées du commerces: des légumes variés, des légumineuses sous toutes leurs formes, des épices….

On sort plus facilement avec un bébé DME, pour un resto impromptu, pas besoin de stresser car on a pas son petit pot. Je me souviens d’un jour, notre fille avait 8 mois, on sortait d’une réunion LLL et il y avait une jolie terrasse qui nous faisait de l’œil. Nous avons commandé 2 énormes salades composées et ma fille a fait son menu sous l’œil amusé et enthousiasme de la serveuse et des clients. Chose amusante, sur 3 bébés présents sur la terrasse, 2 pratiquaient la DME.dme2

Un dernier point crucial:

c’est facile et rapide ! Pas besoin de cuire à la vapeur, puis mixer, puis peser, puis mettre en pot, puis stocker….Là on se contente de cuire à la vapeur (ou à l’eau) et de servir.
MON TÉMOIGNAGE SUR LA DME

Nous avons commencé la DME aux 7 mois de ma fille environ. J’ai au départ été un peu frustré de ne pas pouvoir lui préparer des plats complets en purée (j’en ai quand même fait quelques uns!); mais c’est en lui préparant un jour une piccata de veau aux carottes et abricots que le déclic s’est fait. Je venais de préparer un bon petit plat, on salivait tous les deux avec ma femme et au moment de mixer ça, on s’est dit que c’était dommage, que le robot allait tout gâcher. Le lendemain, on s’y mettait.
Aujourd’hui ma fille a 2 ans et demi et elle mange de tout. Je ne sais pas si c’est du à son caractère, ma façon de cuisiner (je suis blogueur culinaire) ou si c’est grâce à la DME, mais elle impressionne tout le monde. Elle est parfaitement autonome à table, et aujourd’hui, elle est une enfant DME: elle continue de se réguler. Il va y avoir des jours où elle va raffoler du poisson et se resservir et d’autres où elle le boudera et préférera manger que du maïs. Elle sait parfaitement se servir de ses couverts, même de son couteau, depuis l’âge de 18-20 mois.
On a tordu le cou aux idées reçues « mais elle ne pourra pas manger de morceaux si elle n’a pas de dent »! Les mâchoires sont très costaux, les dents ne serviront vraiment que pour la viande, qui apparait bien plus tard dans la diversification (encore que, un filet de poisson fondant passe très facilement!)

Et pour finir, avoir un bébé DME, c’est avoir de grands fou rire au marché ou en faisant ses courses: Vous n’êtes pas à l’abri de la voir chiper une tomate et croquer à pleine dent dedans 😀

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je vous présente ma fille… en DME …

https://www.youtube.com/watch?v=FHzce00Sj0I&feature=youtu.be

 

Tout savoir sur l’alimentation de bébé


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 A la rencontre de Hugues, papa créateur du site Light to me qui viendra nous concocter des petits plats, des astuces, des idées et  nous donne déjà ses conseils :

Tout savoir sur l’alimentation, c’est comprendre les slogans: « mangez cinq fruits et légumes par jour » , « évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé » …comprendre la différence entre allergie et intolérance, ou pourquoi certains produits ne sont pas recommandés?

Pour commencer, je précise que je ne suis ni médecin ni nutritionniste mais je suis curieux et j’ai acquis mes connaissances aux fils des années avec mon blog de cuisine saine.

Le-dogme-des-5-fruits-et-légumes-370x2821) « Mangez cinq fruits et légumes par jour »:

En réalité, ce slogan est erroné mais ça sonne mieux que « Mangez 4 légumes et 1 fruit par jour ». En faisant cela, on mise sur le fait que les gens comprendront « mangez 5 fruits et 5 légumes par jour », ainsi ils paniquent, ne sachant pas comment consommer autant de fruits et légumes, ils se mettent à acheter des compléments: soupes diverses, pâtes de fruits concentrées, gélules… Parce qu’on leur explique que c’est bien et qu’il faut en consommer impérativement!

Bienvenu dans un monde de lobbying (ou encore lobotoming)!

Donc, retenez qu’il faudrait manger au minimum 3-4 légumes/jour et 1-2 fruits/jour en quantité de 100 gr chacun pour les enfants ce qui fait en fin de journée entre 500 et 700 gr de fruits et légumes. Ce sont ces nombres que vous devez absolument retenir car c’est plus simple à répartir: 100 gr de fruit au petit déj, 200 gr de légumes au déjeuner, 100 gr de fruits au goûter et 200 gr de légumes au dîner (par exemple).

Pourquoi favoriser les légumes plutôt que les fruits?

Je sais, les légumes sont plus durs à faire avaler que les fruits pour les enfants mais ils sont moins sucrés et ont plus de fibres. C’est pour cela que l’on procédera à l’apprentissage des légumes dès le plus jeune age, là où son palais est en pleine découverte des goûts et texture.

Si votre bambin est déjà plus vieux, rien ne vous empêche de lui faire des plats sucré/salé mais avec modération. Le problème est qu’il ne faut pas l’habituer aux sucres (quels qu’ils soient) car ils provoquent des accoutumances chez l’enfant qui ne voudra manger plus que ça.

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2) « Évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé »

Il y a une certaine évidence dans cette phrase, non? Elle sert à protéger la santé de nos chers petits et nous même!

Oui mais ce qu’on ne vous explique pas, c’est pourquoi et comment?

Pourquoi?

Le sucre est addictif et essouffle le pancréas à trop grosse dose. En effet, seul le pancréas peut fournir l’insuline nécessaire à assimiler et digérer le sucre (il lui faudra en moyenne 30 minutes pour en fabriquer en quantité suffisante mais comme tout organe a une limite maximale). Le sucre agit comme une drogue sur le cerveau ce qui fait qu’on y revient sans cesse et sans faim.

Le sel est également un addictif mais il est particulièrement nocif pour le corps. En effet, il assèche notre corps (constitué de 60% d’eau) et par conséquent épaissit notre sang qui va essouffler notre cœur et ainsi créer des caillots de sang qui boucheront nos artères. Artères primordiales pour alimenter le reste de nos organes, notamment le cerveau.

Le gras va également ralentir le travail du cœur en s’accrochant au parois de nos artères sans trop savoir pourquoi et ainsi les boucher. Une théorie stipule que ce phénomène serait lié au surplus de sucre dans notre alimentation car nous consommons 15 fois + de sucre que nos aïeux. Surement un lien de cause à effet.

Attention, tous ces ingrédients sont quand même nécessaire pour le corps humain mais à très petites doses.

Comment manger plus sainement?Faire-manger-des-legumes-aux-enfants-une-question-d-education

Déjà éviter au maximum tous les produits préparés qui contiennent beaucoup trop de sel pour couvrir le manque de goût, de gras parce que ça coûte moins cher à produire et de sucre qui rend addictif (on en retrouve même dans le saucisson ou jambon sous son nom scientifique: saccharose ou dextrose). Il en va de même pour les pizzas ou les hamburgers de restauration rapide…

Ne salez qu’en fin de cuisson et pas au début car en cuisant les aliments et le jus réduisent.

Ne sucrez qu’en cas d’acidité extrême pour les plats, et utilisez des édulcorants naturels type sirop d’agave ou d’érable, sucre de coco, stévia, fructose, sirop de riz ou miel….. qui possèdent moins de glucides pour un pouvoir sucrant équivalent (ils feront moins travailler le pancréas).

Pour les matières grasses, essayez d’éviter le surplus inutile. On favorisera l’huile d’olive qui est riche en oméga 3 pour les assaisonnements et certaines cuissons et l’huile de colza ou tournesol pour les cuissons, fritures, émulsions ou vinaigrette.

Le beurre et les graisses animales sont à utiliser avec parcimonie car riches en graisses saturées.

Les petits pots du commerce sont à consommer occasionnellement; veillez à bien les choisir si vous devez en donner occasionnellement à votre enfant. Les petits pots de légumes sont souvent fait avec un pourcentage élevé de pomme de terre, histoire de remplir le pot à un moindre coût pour l’industriel. Ils sont également 3 à 7 fois moins riche en minéraux que son équivalent fait maison.

Et enfin, essayez de lui créer des repas équilibrés: 1/3 légumes, 1/3 féculents et 1/3 protéines (viandes ou poissons).

Voici un tableau pour vous faire une idée des valeurs énergiques qu’il faut pour votre enfant dès son plus âge (c’est une moyenne, elle peut varier en fonction des besoins de votre enfant):Capture

Ce qui est important à retenir: il ne faut pas retirer des produits, il faut les modérer.

Comme je l’ai dit, le sucre et les matières grasses, nous en avons tous besoin et ce dès le plus jeune âge. En effet, l’enfant se dépense proportionnellement 2 à 3 fois + que vous, il lui faudra toutes les ressources nécessaires pour pouvoir s’épanouir.

Mais avec modération, dites-vous?

Oui, encore une fois, votre enfant a besoin de glucides pour tenir enfin plutôt de sucre lent. Ce sont les féculents (pâtes, riz, lentilles, pain, haricots, pommes de terre…) à ne pas confondre avec les sucres rapides (sucre, dextrose, saccharose, miel, fructose ….) qui eux sont à modérer.

Voici le détail des Apports Journalier Recommandés (AJR)  pour les enfants (ne vous fiez pas à celles indiquées sur les produits du commerce destinés aux enfants, les valeurs sont celles destinées aux adultes)

Bien sur, Journalier veut bien dire sur 1 journée soit: les 3 repas + goûter

-De 1 à 3 ans : 45gr de lipides et 170gr de glucides

-De 4 à 6 ans: 60gr de lipides et 230gr de glucides

-De 7 à 9 ans: 75gr de lipides et 275gr de glucides

-De 10 à 12 ans: 80gr de lipides et 305gr de glucides

-De 13 à 15 ans: 90gr de lipides et 335gr de glucides

Il s’agit toujours d’une moyenne, je les donne à titre indicatif mais soyez à l’écoute de votre enfant avant tout._______________________________________________________________________1652672_orig

Allergie ou intolérance?

Une allergie est une réaction de votre corps pour combattre l’aliment intrus. Vos globules blancs se battent contre les protéines de l’aliment en question. Il en résulte des apparitions cutanées, des démangeaisons et/ou des inflammations.

Une intolérance est une difficulté à digérer un aliment. Les symptômes sont les nausées/vomissements, des constipations et/ou des diarrhées.diversification-alimentaire--de-bebe_440x180

Voici pourquoi il faut introduire les aliments petit à petit pour identifier les maux éventuels.

Lorsque vous commencerez la diversification alimentaire (DES 6 mois,le lait -qu’il soit maternel ou de préparation artificielle- doit resté son aliment principal exclusif durant ces 6 premiers mois puis il reste essentiel les 6 mois suivants, la diversification n’étant que la découverte…Votre enfant aura besoin de lait les 3 premières années de sa vie), faites-lui découvrir un à un les aliments pendant 2 à 3 jours. Par exemple, faites-lui manger pendant 3 jours des purées de carottes puis pendant 3 jours des purées de petits pois…

Ainsi, vous détecterez plus facilement l’aliment à éviter ou à proscrire.

Voici la liste des allergènes les plus répandus, on évitera d’en donner avant 1 an voire plus si il y a des cas dans votre famille:s5_v2

Lorsque des produits contiennent la mention: « peut contenir des traces de… », ils seront à éviter en cas d’allergie mais tout à fait consommable en tant qu’intolérant.19-08-dme

Une autre façon de diversifier votre enfant, c’est de pratiquer la diversification menée par l’enfant ou diversification autonome (DME)

Qu’est-ce que la DME en quelques mots?

Il s’agit de faire découvrir la nourriture et les aliments à bébé en toute autonomie.. Vous disposez sur son plateau des morceaux de légumes et fruits (toujours comme en diversification classique: un légume à chaque fois pendant 3 jours pour détecter les allergies), il va alors développer sa gestuelle main-bouche, sa motricité fine (le moment des petits pois est un pur bonheur à observer!), sa confiance en soi, la connaissance des aliments: à chaque mastication, bébé va prendre le temps de mâcher et d’analyser ce qu’il mange, son cerveau va tout décortiquer, ce qui permettra à bébé de savoir ce dont il aura besoin en cas de carence.

Oui, on vous l’a surement déjà dit mais le corps humain est hyper bien fichu. Il vous envoie les signaux nécessaires à votre alimentation (envie, besoin…) et ce dès le plus jeune âge. Donc sachez les écouter! Le problème est que de nos jours les industriels ont tellement chamboulé nos habitudes alimentaires en 50 ans que notre cerveau est dupé, d’où une forte augmentation d’obésité, de diabète et de trouble cardiovasculaire en France et en Europe.

Il faut ré-apprendre à cuisiner pour revenir sur des valeurs plus saines et traditionnels. Nos ancêtres mangeaient surement plus gras mais à l’époque, ils en avaient plus besoin pour tenir l’hiver où le chauffage et l’isolation était bien moins performant qu’aujourd’hui. En effet, nous avons tout le confort de nos jours entre le chauffage ventilé, l’air conditionné ou la climatisation; notre corps se sent bien moins agresser qu’avant. Il travaillera donc beaucoup moins qu’avant à se réchauffer/refroidir; ainsi on perdra beaucoup moins d’énergie/calorie qu’avant! C’est logique!

Donc, ce qu’il faut retenir de tout ça, faites-lui:bebe-heureux-allaitement

-Manger 300/400gr de légumes variés par jour et 100/200gr de fruits

-Limiter les sucres et matières grasses

-Ses plats vous-même pour éviter trop de sel/sucre/gras

-Découvrir les aliments entiers dès le premier âge petit à petit

-Des repas équilibrés