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C’est dans l’actualité….. le froid…

le froid est bien là..

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Jouer dehors, bon ou mauvais pour les infections?

La belle saison blanche est arrivée et les enfants sont tous habillés comme des oignons et s’amusent gaiement. Depuis toujours, on entend dire : « Habille-toi, tu vas attraper un rhume! » ou encore « Tu vas attraper froid! ».

Plusieurs parents vont même jusqu’à vous demander de ne pas sortir à l’extérieur pour éviter que l’enfant attrape une infection! C’est donc important, aujourd’hui, de faire le point sur la question.

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L’air pur, un plus pour l’enfant!

Qu’on le veuille ou non, la qualité de l’air intérieur est souvent de moindre qualité que celui de l’extérieur. Nos maisons et bâtiments étant de plus en plus étanches, les produits chimiques provenant de plusieurs sources différentes s’y accumulent plus facilement. Il est donc important d’aller à l’extérieur afin de faire le plein d’air frais. L’air pur oxygène l’organisme qui en retire plusieurs bienfaits.

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De l’espace pour jouer

À l’extérieur, les enfants ont plus d’espace pour bouger et, normalement, c’est moins bruyant qu’à l’intérieur, les sons n’étant pas confinés dans de petites pièces. C’est aussi l’occasion de sortir son fou et l’énergie accumulée et retenue. On peut courir et sauter, ce qu’on ne peut pas faire à l’intérieur. Donc, jouer dehors diminue le stress que ressent l’enfant, donc on agit positivement sur son système immunitaire et plus on bouge, moins on a de risque de devenir enveloppé…

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La lumière, source de vitalité

À l’extérieur, le soleil produit beaucoup de lumière. La lumière affecte positivement notre humeur et notre chimie intérieure. Un enfant de meilleure humeur aura un système immunitaire plus fort.

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Les germes sont tranquilles au froid

Du point de vue des microbes, l’enfant a moins de risque de contracter une infection dehors qu’à l’intérieur. Les germes des infections respiratoires survivent moins longtemps sur les surfaces à l’extérieur, sous zéro, qu’à l’intérieur, à la température de la pièce. Dehors, les enfants courent, ils sont dans un espace plus grand, il y a donc moins de contacts étroits qui favoriseraient la transmission des germes. Il y a moins de chances aussi que les gouttelettes d’éternuement stagnent dans l’air puisque celles-ci y sont toujours en mouvement.

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Conditions à respecter :

Bien sûr, il faut que l’enfant soit habillé avec des vêtements secs et chauds en tout temps pour profiter des bienfaits d’une sortie à l’extérieur.

 

Qu’en est-il de l’adage : « Habille-toi, tu vas attraper froid! »? Eh bien, le corps d’une personne mal habillée qui a froid doit mettre ses énergies à se réchauffer plutôt qu’à combattre les germes. Il peut donc y avoir une diminution du potentiel de défense et le développement d’une infection.8

Est-ce qu’une sortie à l’extérieur aggravera un rhume? Non, elle permet même de déboucher le nez. Est-il possible que l’enfant ne soit pas assez en forme pour sortir à l’extérieur? Si c’était le cas, il ne devrait même pas être au service de garde!

En service de garde, vous êtes obligés de sortir à l’extérieur au quotidien, quand le temps le permet bien sûr. Plus il fait froid, moins longtemps est la sortie! Les seuls inconvénients à la sortie extérieure :

7Par temps très froid, les enfants asthmatiques risquent de débuter une crise.

Lors d’avertissement de smog ou de pollution atmosphérique, mieux vaut retarder une sortie.

Vous me demanderez: « Qu’en est-il de l’habillage? »,  eh bien après avoir pris conscience de tous les bienfaits de cette sortie, j’espère que vous êtes plus intéressés à vous sortir le bout du nez!

Chers parents et éducatrices, jouer à l’extérieur est bon pour l’enfant et bon pour vous. Il est difficile de motiver un enfant à jouer à l’extérieur si vous-mêmes vous n’avez pas le goût d’y aller! Changez d’attitude et vous verrez que les enfants s’habilleront beaucoup plus vite.

Si la sortie extérieure semble une corvée pour vous ou une punition, l’enfant le ressentira et vous imitera. Assez de lecture pour maintenant, vite,  tout le monde dehors!

Nathalie Thibault B.Sc. M.Sc.

Consultante en prévention des infections

Propriétaire de Germaction

Source « http://www.educatout.com/ »

IDEES MENUS POUR LES PETITS BOUTS …..

a table 2a table 1 a table

A table les enfants……………..

« non, les enfants n’aiment pas que les hamburgers et les frites!     Ils aiment aussi les bonnes choses, tout comme vous, et surtout les petits plats mijotés avec tendresse et bons sens… »                                                               Marie Leteuré

« … Je vous conseille d’inaugurer vous même chaque étape de cette diversification en profitant de vos moments de tranquillité. Calme, patience et tendresse sont nécessaires pour valoriser ces changements sans les imposer. Joyeuses découvertes et bon appétit »                                                                                       Dc Frédérique Marcombes

 IDEES DE MENUS

 Voila quelques idées de menus pour enfant de 8 à 10 mois

3déjeuner:

Poulet et courgettes râpées

Semoule au lait à la pêche

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Merlan au carottes vapeur

Compote pomme-poire-vanille

5diner:

soupe de pomme de terre-cresson et vache qui rit

compote pomme-poir orange eau de fleur d’oranger

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soupe verte

semoule au lait

Voila quelques idées de menus pour enfant de 10 à 12 mois

Déjeuner:8

Dinde au jambon et à la polenta

Compote pomme-figue-orange -cannelle

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Filet de sole , sauce rose, riz aux épinards

Compote pomme-fraise-rhubarbe

9Diner:

Bouillon alphabet

Mouillettes de comté à la confiture

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Soupe de carottes aux herbes

Minicrème au chocolat

Voila quelques idées de menus pour enfant de 12 à 24 mois

1Déjeuner:

Omelette mimolette

Tartelette pomme compote

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Bifteck haché -œuf à cheval

Ratatouille à la cannelle

Compote pomme-fruits rouges

——

Merlan pané aux herbes et pommes de terre

Laitage+ confiture de petites fraises à la menthe

10Diner:

Gâteau de Saumon

pomme four

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Soupe de légumes au boulgour

Crème à l’orange

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Soupe de poulet au curry

Laitage + confiture pêches-abricots – Framboises au jus de groseille

Voila quelques idées de menus pour enfant de 24 à 36 mois

6Déjeuner

Petit Taboulé

Poulet aux raisins et aux aubergines

Petite mousse au chocolat à la crème

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Salade Crabe-concombre

Cabillaud aux épices

raisins au chèvre et aux pistaches

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Moules Frites

Gâteau roulé

7Diner:

Risotto aux légumes

Minestrone de fruits et yaourt glacé

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Soupe de courgettes- crème de gruyère

Gâteau à la banane

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Pizza clown

Laitage + Coulis de fraise (ou de framboise, de cerise, de groseille, de myrtilles)2

sources/ M.Leteuré & Dc F.Marcombes

 

DES ENFANTS VIOLENTS ?

creche

 A la crèche …

 

colère3Des petits enfants qui poussent, tapent, donnent des coups de pieds, mordent, griffent, tirent les cheveux, crient, crachent, arrachent un objet des mains, etc… Tous des sauvageons à la crèche, dont il faudrait tester, dès 36 mois, leurs comportements « prédicteurs de délinquance », qu’il faudrait dresser, rééduquer, voire médicaliser, et pour lesquels il faudrait convoquer leurs parents, les éduquer à leur tour dans des « stages parentaux » ? Un tel scénario, un brin kafkaïen, est pourtant au cœur d’un récent rapport de l’INSERM sur ce qui est appelé « trouble des conduites ». S’il y a effectivement une « violence fondamentale » à l’œuvre chez tout être humain, qu’il convient de pacifier par les liens sociaux, l’éducation, la culture, il ne faut pas, pour autant, confondre manifestations de l’agressivité normale du jeune enfant et violences, signes de souffrances psychiques plus graves.

Différencier l’agressivité et la violence

agressivteL’agressivité est au cœur de notre fonctionnement psychique, c’est un élan vital de l’être humain. C’est une volonté d’exploration, de construction, de conquête de soi-même. L’agressivité est toujours adressée à un autre, reconnu comme autre, semblable et différent à la fois. Ainsi, s’agresser entre enfants, c’est aussi une manière de communiquer. Mais comment vivre ensemble, comment « faire société » qui ne soit pas « œil pour œil, dent pour dent » ? C’est la question de l’humanisation, de la « civilisation » de ces pulsions qui pourraient, dans certains cas, devenir destructrices.

bagarreLa violence englobe des symptômes psychiques divers qui peuvent être liés à des angoisses persécutrices ou psychotiques, et pouvant même aller jusqu’à des passages à l’acte barbares. La violence, à la différence de l’agressivité, n’est pas forcément adressée à un autre en tant qu’autre. Elle apparaît comme un déferlement d’une vague gigantesque, fracassant tout sur son passage, sans discernement et « débordant », envahissant le sujet lui-même qui est pris dans ce déferlement et y entraine par là même son entourage. La violence suscite la violence… « La violence, c’est quand on ne dit pas, ou quand on ne dit plus… Alors, on se jette sur l’autre, corps à corps » nous dit Françoise Dolto.

Comment entendre et comprendre les mécanismes psychiques de ces manifestations à caractère violent ?

Dans le développement du petit enfant, l’autre c’est d’abord un « intrus » avant d’être un copain ou un allié, l’autre est quelqu’un qu’on voudrait être, et en même temps qu’on voudrait voir disparaître.

« Pour le petit enfant, aimer c’est devenir comme l’autre » nous dit F. Dolto… dolto

 

Mais, en voulant être cet autre, l’enfant peut être dans le risque de perdre son identité en devenant semblable à cet autre, parce qu’il le pense plus « aimable », plus aimé. Ainsi en est-il des manifestations de jalousie souvent spectaculaires d’un aîné envers le puiné. Qui n’a pas été témoin de ces scènes fréquentes où un enfant crie alors qu’il tire les cheveux d’un copain de crèche, comme si la douleur le touchait lui aussi, ou qui arrache le camion avec lequel jouait tranquillement un enfant alors qu’il a le même à sa disposition à quelques centimètres de lui ? Toutes ces manifestations sont à entendre comme un appel fait à l’adulte de donner des limites, de rappeler une loi humaine, appel à pacification, appel à des mots humanisants, contenants, rassurants et non « stigmatisants » (« Tu es méchant ! »). Gronder, et seulement gronder, n’est pas éducatif en soi. Mais parfois certaines manifestations violentes d’enfants dépassent le cadre « normal » du développement psychique.

Il est important d’y être attentif et de déceler les circonstances d’où peuvent surgir ces mouvements violents. Ils sont alors à entendre comme d’authentiques souffrances psychiques, qui sont le signe d’un désarroi profond de l’enfant et qui se traduisent par des actes souvent incompréhensibles, dérangeants, angoissants pour les parents ou/et les professionnels qui en sont les témoins. Ils sont à la mesure de l’angoisse ou de la confusion qui habite à ce moment là les enfants. Cela peut arriver, par exemple, dans certaines situations « abandonniques » d’enfants « ballottés » entre père et mère en rupture ou en conflit important, ou lorsque le tout petit est sujet à des séparations et ruptures répétées. Son sentiment d’exister, de « continuité d’existence » comme dit Winnicott, est atteint. Par la violence, l’enfant tente de décharger ses sensations internes de déchirement sur un « objet externe », il cherche à lui faire subir la détresse, la souffrance ou le sentiment de menace qu’il ressent. Il est « hors de lui ». Ainsi, par exemple de l’enfant qui se précipite sur l’enfant dont le parent vient le chercher le soir à la crèche, et le mord violemment, sans raison apparente…

mordeur N’est-il pas alors saisi de rage et de désespoir mélangés de voir un enfant accueilli par ses parents présents ?

Comment  répondre  à ces différentes manifestations ?

La crèche est un lieu où se vivent souvent les toutes premières séparations affectives, épreuves de la vie qui peuvent dans certains cas (et malgré le soin apporté à des temps d’adaptation, et à un accueil respectueux des rythmes et des besoins des jeunes enfants) être ressenties de façon violente par les parents, les enfants et les professionnels eux mêmes…

Il y a forcément des inadéquations passagères (ou à plus long terme), des micro -ruptures, des lâchages d’attention soutenue…. qui peuvent être source de discontinuité perturbante pour tout enfant, et de façon plus importante pour un enfant fragilisé. Cela ouvre des brèches par où s’engouffrent les appels d’un enfant qui ne se sent pas suffisamment regardé, écouté, entendu… Lorsqu’un adulte est en capacité de signifier à un enfant qu’il peut contenir son expression violente sans en être atteint ou détruit lui-même (et c’est difficile !), et peut aider à la transformer dans certains cas en jeu dérivatif et symbolisant du conflit qui l’habite,… alors la rage interne de l’enfant peut prendre une autre dimension que celle de la toute puissance imaginaire destructive. Ainsi, la crèche peut devenir le support de l’expression de souffrances d’ailleurs, avec des appels d’enfants, de parents, pour que d’autres puissent modifier ce qu’eux-mêmes ne parviennent pas à pacifier.

colere4Pour autant, les professionnels ne sont pas appelés à être des « substituts parentaux », ni s’improviser psychothérapeutes, et les parents ne doivent pas être considérés comme démissionnaires parce qu’ils ne savent pas comment s’y prendre avec leur enfant. Des psychologues, quand il y en a dans ces lieux crèches où tant de choses se jouent et se nouent précocement, peuvent, de par leur formation clinique, aider à entendre, contenir ces souffrances graves, et orienter si nécessaire vers des structures spécialisées. La thématique des « enfants violents » ne pose-t-elle pas plus largement une question sociétale de la façon dont on traite de ces expressions humaines ? Quel accueil souhaitons-nous offrir aux jeunes enfants d’aujourd’hui et à leurs parents ? Nous sommes dans une société qui obéit plutôt à une logique de la jouissance immédiate, consumériste, qui ne supporte ni délais, ni contraintes. Comment aider et soutenir tout être humain, comme véritable sujet de son Désir (à ne pas confondre avec besoins..) ?

C’est une très grande question qui mérite une attention et des réponses modulées…Danièle Delouvin

 chez les assistants maternels…

Comment réagir face à l’agressivité persistante de l’enfant ?

colère2Durant les premières années de sa vie, votre enfant découvre que le monde ne lui appartient pas, qu’il ne peut le régenter à sa guise et qu’il doit se plier à des règles qu’il n’a pas choisies, qu’il ne comprend pas toujours et qu’il estime injustes. Jusqu’à 3 ans, il exprime sa frustration en développant certaines formes d’agressivité.

Après 3 ans, l’agressivité diminue peu à peu. Si elle persiste, voire, se transforme en violence, il est important d’en comprendre les causes pour aider votre enfant à maitriser ses émotions.

L’évolution de l’agressivité

L’agressivité chez les enfants de moins de 2 ans s’exprime par des coups. L’enfant n’est pas encore en âge d’utiliser la parole pour exprimer ses désirs et ses sentiments. On parle plutôt d’impulsions, « je veux, je prends ».

Vers 2 ans, la période redoutée du « non » s’installe. Votre enfant affirme son autonomie et répond systématiquement « non » lorsqu’il est en colère ou frustré.colere

Passé 3 ans, l’agressivité physique diminue car l’enfant comprend le pouvoir des mots. Il développe une agressivité plus verbale, il se rend compte qu’il peut négocier, menacer et arriver à ses fins par la parole.

Si après 3 ans, votre enfant continue d’être agressif, voire violent vis-à-vis de vous, de ses camarades, mais aussi vis-à vis de lui-même, c’est peut-être le signe d’une souffrance dont il faut trouver la cause. Comprendre les raisons de son agressivité vous permettra d’adapter votre conduite et d’aider votre enfant.

Les causes de l’agressivité

Un enfant agressif peut l’être parce qu’il se sent rejeté, en manque d’attention. L’arrivée d’un bébé dans la famille, par exemple, peut être source d’angoisse et de frustration. Il peut dès lors développer de la colère et adopter un comportement qui attirera l’attention sur lui.

De même, si un enfant manque de confiance en lui, sa défense peut devenir l’attaque.

Le fait d’évoluer dans un environnement familial conflictuel, une ambiance tendue, des relations difficiles avec ses frères et sœurs peuvent devenir pour lui des signes que l’agressivité est une composante habituelle de la vie.

Il peut aussi avoir compris que les adultes cèdent lorsqu’il devient agressif, cela le conforte dans son comportement.

Il peut s’agir aussi d’enfants maltraités,maltraite

  • en danger car ignorés (après une rupture, un divorce, une maladie, une dépression parentale…)
  • en échec scolaire,
  • ou encore face à des parents défaillants ou incapables d’expliciter les règles de vie les plus simples.

La violence peut être aussi une manière d’exprimer son existence, son identité.

L’enfant exprime son désaccord par de la violence, comment réagir ?

Lorsque l’enfant est agressif, faites-lui comprendre clairement et fermement… mais calmement, que vous n’êtes pas d’accord, que son comportement n’est pas bon. Expliquez-lui l’importance des règles indispensables à toute vie en communauté, montrez-lui qu’elles s’appliquent à tous, y compris à vous.

L’enfant s’identifie aux adultes qui lui sont proches.colere5 Adoptez vous-même un comportement pondéré et serein en cas de désaccord avec lui ou avec une autre personne. Il constatera ainsi que l’agressivité n’est pas la seule réponse à un conflit.

Pour l’aider à prendre conscience de son comportement inadapté, placez-le en situation avec des jeux de rôle. Se mettre successivement dans la peau de chaque personnage l’aidera à appréhender les différents sentiments que l’on peut ressentir. Posez-lui des questions : qu’auraient dû faire les personnages ? Qu’est-ce-que lui aurait fait ? Aurait-il été en colère ? Etc.

Lui proposer une activité sportive ou artistique peut être un bon moyen de canaliser une énergie débordante et lui servir de défouloir.

Un enfant agressif est plus souvent réprimandé et culpabilisé que complimenté. N’oubliez pas de le féliciter lorsqu’il adopte une attitude adaptée à une situation dans laquelle il a pu ressentir de la frustration. compliciL’encourager dans ses progrès lui permettra de regagner confiance en lui et le confortera dans ses changements de comportement.

Même en période de stress, essayez de partager des moments calmes avec l’enfant en lui offrant toute votre attention. Ecoutez-le et permettez-lui de s’exprimer. L’aider à mettre des mots sur ses sentiments l’aidera à diminuer son agressivité et vous permettra de comprendre les raisons de son comportement.

L’agressivité envers lui-même

Parfois un enfant retourne sa violence contre lui afin de ne pas s’en prendre aux autres.

L’enfant peut aussi avoir compris que cela vous déstabilisait. Il utilise ce moyen pour vous faire changer d’avis. Vous pouvez alors feindre de ne pas le voir, il arrêtera assez rapidement de se faire mal.

Il est encore une fois important de comprendre les raisons de ce comportement violent pour apporter à votre enfant l’aide nécessaire.

Sources : Danièle Delouvin, psychologue clinicienne, présidente de l’A.NA.PSY.p.e. (Association Nationale des Psychologues pour la petite enfance) / mepedia.fr

CADUCEE PSY

 

PAROLE DE PSY: LA JALOUSIE

LA JALOUSIE

DÉFINITION :

La jalousie est une émotion secondaire et représente des pensées et sentiments négatifs d’insécurité, de peur et d’anxiété concernant une perte anticipée de valeurs personnelles qu’un individu perçoit. La jalousie est un mélange d’émotions comme la colère, la tristesse, la frustration et le dégoût. La jalousie ne doit pas être confondue avec l’envie. cerveau
La jalousie est familièrement liée aux relations humaines. Elle est observée chez les enfants âgés de cinq mois ou plus. Certains témoignages exposent qu’elle est perçue dans toutes les cultures, cependant, d’autres exposent, qu’elle appartient à une culture spécifique !

La jalousie n’est ni subtile ni positive, mais elle est très certainement complexe. Elle naît d’un conflit psychologique, nous renvoyant à nos propres peurs, notre insécurité.

CONSTAT :

bouderLa jalousie chez les enfants et adolescents est plus répandue chez ceux souffrant d’une faible estime de soi et peut évoquer des réactions agressives.
Une telle étude suggère que se créer des amis proches peut être suivi par une insécurité émotionnelle ou solitude chez certains enfants lorsque ces amis interagissent avec d’autres. La jalousie est liée à la violence et à la faible estime de soi. Une recherche effectuée par Sybil Hart, Ph.D., de la Texas Tech University indique que les enfants sont capables de sentir ou d’exprimer de la jalousie à un âge précoce de six mois. Des nourrissons expriment de la détresse lorsque leurs mères s’attentionnent sur des poupées d’apparence humaine. Cette recherche pourrait expliquer la raison pour laquelle les enfants ou nourrissons expriment de la détresse après la naissance d’un nouveau-né, créant ainsi une rivalité fraternelle. colere

La nature même de l’enfant l’oblige à recevoir beaucoup et à donner peu. La formation de son être physique et de sa personnalité morale fait naître en lui des désirs passionnés et, parallèlement, la crainte intense de ne pas recevoir ce dont il a besoin. Aussi est-il très facilement jaloux de toute personne qui le frustre ou risque de le frustrer de ce qu’il considère comme son dû.

Jusqu’à un heureuxcertain point, cette jalousie est normale, mais il faudrait alors lui donner un autre nom.
Elle permet souvent à l’enfant d’obtenir des soins, des attentions, un traitement équitable de la part des grandes personnes.

Pourtant lorsque les circonstances amènent l’enfant à craindre d’être privé de ce qui lui est simplement agréable, lorsque cette crainte provoque chez lui des réactions hostiles, on peut tenir pour probable qu’une erreur d’éducation a été commise.

ANALYSE :

La cause de la jalousie doit être recherchée le plus souvent dans le comportement même des parents ou des éducateurs.

Chez les parents:

Envers les frères et sœurs elle peut naître à propos de remarques maladroites telles que celles-ci : « Ton frère est bien plus sage que toi ! — Ta sœur a obtenu de meilleures notes que toi à l’école ! — Tu devrais avoir honte de ne pas être plus poli que ton petit frère ! — Regarde, je t’ai mis un tablier propre en même temps qu’à Jeanne, et le tien est déjà tout sale ! » Ou encore : « Moi qui avait tant souhaité un garçon, il a fallu que j’aie une fille. — Je t’assure, François, que trois filles me donneraient moins de peine que toi ! »  comparaison

Chez l’assistant maternel: exemple de situations:

– Arthur veut être sur les genoux de son assmat, pendant qu’elle donne le biberon à Julie.

– Zoé veut être portée par son assmat, parce qu’elle vient de prendre Mathis.

– Quentin attire l’attention de son assmat, en agressant Maxime.

-Chez son assmat, Morgane prend systématiquement les jouets,des mains des petits copains.

– Théo, 3 ans , propre, ne demande plus à aller aux toilettes, depuis que Marie, 3 mois, à rejoint l’accueil familial de son assmat.

exemples de remarques maladroites:  » Fait attention!  Élodie, mange plus proprement que toi! — Tu n’arrives pas à mettre ta veste, alors que Charlie y arrive! — Tu prends encore la sucette, comme les bébés! ? — tu pourrais manger toute seule, quand même, Coralie y arrive bien et elle est plus petite que toi! »

Parfois aussi la jalousie naît à propos de différences non justifiées faites entre enfants qui peuvent s’attendre à être traités de la même manière. Il va sans dire qu’on ne peut pas agir envers une fille tout à fait comme envers un garçon, envers l’aîné de la famille comme envers le plus jeune, avec les copains et copines chez son assistante maternelle ou en collectivité. Ces différences doivent être reconnues comme normales et acceptées avec compréhension et bonne humeur d’une part, avec modestie et discrétion d’autre part. Il n’en est pas moins vrai qu’il est parfois difficile de les faire comprendre ; il faut pourtant s’y efforcer sans brusquerie, sans souligner l’infériorité toute naturelle d’ailleurs de l’un par rapport à l’autre, mais en montrant que chaque âge a ses responsabilités et ses privilèges. propos

Que dire aussi de ces circonstances douloureuses dans lesquelles un enfant croit, à tort ou à raison, que ses parents lui préfèrent un petit frère ou une petite sœur ? qu’il faille partager l’environnement, les jouets, et les adultes qui s’occupent de lui ?
La pratique des consultations médico-pédagogiques permet d’affirmer que ce cas se présente fréquemment, même si l’enfant paraît s’entendre très bien avec celui dont il est jaloux.

On remarque aussi, assez souvent, une certaine jalousie du garçon envers son père, de la fillette envers sa mère. Ce sont des enfants qui tolèrent mal les attentions affectueuses que le parent préféré prodigue à l’autre. Sans rien sacrifier de la bonne entente et de l’intimité conjugale, le père et la mère devraient user de tact et de discrétion, faisant comprendre que la famille forme un tout indissoluble et que les enfants en font partie au même titre que les parents.

jalousie-300x221 A l’école, on observe certaines jalousies provenant le plus souvent soit d’un mode de classement défectueux, soit de remarques maladroites du maître. En général, les comparaisons entre enfants sont néfastes. Il vaut mieux user d’un système qui permette à l’enfant de se comparer à lui-même à divers moments de son existence.

 

REMÈDES :

Signaler les causes de la jalousie de l’enfant, c’est mettre en évidence les remèdes. C’est donc sur la suppression des causes qu’il faut porter toute l’attention désirable, et particulièrement sur la manière de remplacer par des circonstances saines celles que l’on est amené à bannir de l’école et du foyer.
Le grand remède de la jalousie, c’est l’amour des parents. coeur
Certes, ils aiment leurs enfants, mais il arrive que ce soit une peut trop pour eux-mêmes. C’est pourquoi cet amour est quelquefois nuancé et ces nuances n’échappent pas aux enfants. Les mieux aimés prennent une attitude satisfaite et triomphante, alors que les autres, moins aimés, nourrissent jusque dans leur subconscient des dispositions tristes, désagréables ou hostiles. La qualité de l’amour des parents doit être telle qu’il soit impossible de discerner dans ses expressions d’autres différences que celles qu’imposent l’âge, le sexe ou l’état de santé des enfants qui peuplent et réjouissent le foyer.
Pour l’aider, respecter ses émotions, le responsabiliser et jouer avec lui.

Chez l’assistant maternel : L’assmat devra être professionnel, ne devra pas parler au dessus de la tête de l’enfant, évitera les comparaisons inutiles et lui réservera des moments privilégiés dans le jeux, dans la communication. Pour que cet enfant, réintègre progressivement le groupe, avec plus de confiance en lui.

jouer

Nos sources (Aimer et Agir, wikipedia, naitre et grandir.com)
Images du net

CADUCEE PSY

LE STÉTHOSCOPE DU DOC: MALADIE

LA GASTRO-ENTÉRITE

DÉFINITION :
norovirus La gastro-entérite est l’inflammation de la muqueuse (couche de cellules recouvrant l’intérieur d’un organe creux) de l’estomac et de l’intestin, d’origine, bactérienne, parasitaire, toxique ou souvent virale.
La gastro-entérite entraîne des troubles digestifs aigus, le plus souvent réversibles.
virus 2Le virus survit au minimum huit heures sur les surfaces inertes et parfois jusqu’à sept jours. La maladie dure en moyenne de 2 à 5 jours, mais on peut rester contagieux jusqu’à 3 jours après la guérison.

LES SYMPTÔMES :
Ils sont nombreux et déplaisants : vomissements, diarrhée aiguë, fatigue, perte d’appétit, maux de tête, fièvre, frissons, douleurs d’estomac, crampes abdominales, nausées.
gastro 1Cette infection saisonnière, en plus des désagréments qu’elle occasionne, peut entraîner un risque de déshydratation, qui peut avoir des conséquences graves chez les plus fragiles, notamment les nourrissons, jeunes enfants et personnes âgées.

 

LA CONTAMINATION :
GASTROLa gastro-entérite se transmet facilement, par contact,  et notamment par les Mains.

Ainsi, l’étude menée par l’Inpes2 en 2012 montre des résultats étonnants. Alors que plus de 8 personnes sur 10 se lavent systématiquement les mains après être allées aux toilettes (81% vs 84% en 2010), le lavage des mains ne s’avère pas encore être un réflexe dans certaines situations :

  • seuls 67% des Français se lavent les mains systématiquement avant de cuisiner et 60% avant de manger ;
  • 59% des Français prennent cette précaution avant de s’occuper d’un bébé ;
  • moins d’un Français sur trois se lave les mains après s’être mouché (32%) ;
  • et seulement 31% le font après avoir pris les transports en commun.

De manière générale, les bonnes habitudes en matière d’hygiène des mains sont plus présentes chez les femmes et les personnes âgées de 35 à 49 ans, contrairement aux hommes et aux jeunes entre 15 et 24 ans qui s’avèrent moins vigilants.

SOINS & PRÉVENTION :
Même des mains propres en apparence sont porteuses de nombreux germes. Ces derniers s’y déposent chaque fois qu’elles se trouvent en contact avec un objet souillé ou une personne malade. Ainsi, même sans symptôme apparent, nous transportons des virus et prenons le risque de contaminer les autres.
laver les mIl est vivement conseillé de se laver les mains le plus régulièrement possible notamment à des moments considérés comme essentiels : après être allé aux toilettes, avant de cuisiner ou de manger, avant de s’occuper d’un enfant ou encore en rentrant chez soi après avoir utilisé les transports en commun.
L’usage du savon est à privilégier surtout lorsque les mains sont sales ou souillées. L’usage des solutions hydro-alcooliques (SHA) est efficace pour éliminer de nombreux microbes transmissibles, mais ne l’est pas contre tous les germes. Les SHA doivent rester une solution de secours en cas d’absence de point d’eau et de savon. Elles sont à utiliser sur des mains visiblement non souillées car elles désinfectent mais n’enlèvent pas les saletés.
Éviter les contacts directs et indirects avec des personnes infectées ou potentiellement infectées
Évitez de manger des aliments périmés
Lavez avec soin les fruits et les légumes
Éviter les lieux fréquentés si vous êtes malade

Trois réflexes en cas de diarrhée chez le jeune enfant
Pour éviter et traiter la déshydratation, voici trois conseils simples à mettre en application :
EAU1. Proposez à votre enfant de boire une solution de réhydratation orale (SRO), à volonté, et au début plusieurs fois par heure. S’il vomit, rafraîchissez la solution et faites-lui en boire à petites gorgées. Pensez à toujours avoir des sachets de SRO avec vous afin de pouvoir réagir rapidement. Ils sont disponibles en pharmacie sans ordonnance et remboursés par l’Assurance maladie sur prescription jusqu’aux cinq ans de l’enfant.
2. Proposez régulièrement à votre enfant de manger des aliments qu’il apprécie particulièrement ou poursuivez les tétées si vous l’allaitez.
3. Surveillez votre enfant jusqu’à la fin de la diarrhée en prenant sa température, en surveillant le nombre de selles, de vomissements, la quantité de solutions de réhydratation ou d’aliments consommés. Soyez très attentif à son comportement et à l’évolution de la maladie : s’il n’est pas comme d’habitude, ou si les symptômes persistent, contactez son médecin.

(Sources INPES, images Net) MEDECIN